vendredi 16 avril 2010

On ne nous donne pas le mode d'emploi avec un bébé. Ma fille est un nourrisson qui pleure beaucoup et qui ne dort pas beaucoup non plus. Mon époux a un emploi du temps très chargé et n'est pas très dispo. Moi, je me retrouve seule avec ce bébé qui ne me laisse pas de répit. Mais qu'a-t-elle donc à toujours pleurer. Je mets ça sur les coliques du nourrisson. Je décide également que comme je suis à la maison, c'est à moi à m'occuper de mon enfant pendant la nuit. Et je décide de laisser dormir mon époux. Mais arrive un moment où il faut déléguer. Je voudrait que ce soit lui qui me propose de s'occuper d'elle ne fut-ce qu'une nuit. Mais plutôt mourir que de demander. Et pour lui, si je ne demande rien, c'est que je n'ai besoin de rien. Parfois la nuit, je regardais ma fille pleurer et je pleurais avec elle me demandant pourquoi elle ne m'aimait pas puisque même mes bras ne la calmait pas. J'étais devenue une vraie loque.
J'ai vu arriver la fin de mon congé de maternité avec beaucoup d'enthousiasme. Décidément, la maison, très peu pour moi. A la fin, je restais en pyjama toute la journée, noyée dans les biberons, les couches et morte de fatigue.
Quand elle a commencé à aller chez une nounou, j'ai pu souffler un peu. Je faisais des allers-retours en train pour le boulot ce qui me permettait de décompresser dans le train, de lire des livres ou ne penser à rien. Au boulot, tout le monde était content de mon retour. Un sursis.
Ma fille a 5 mois. Un samedi, je repassais et pour avoir un peu de répit, je demande à mon mari de prendre la petite et d'aller faire une ballade avec elle en poussette. Je suis inquiète, il me semble qu'il y a fort longtemps que je n'ai plus eu mes règles. En même temps, je n'ai jamais vraiment fait attention, car elle n'ont jamais été régulières. Je lui demande de me rapporter de la pharmacie un test de grossesse, loin de m'imaginer du coup de sang qui m'attendait. J'avais émis l'hypothèse que je puisse être enceinte mais vraiment, vraiment je n'y croyais pas.
Je n'y croyais tellement pas que j'ai fait le test à l'aise plusieurs heures après que mon époux l'ai déposé sur la table de la salle à manger. Je lui ai demandé de relire plusieurs fois sur le mode d'emploi ce que voulait dire les deux cases rouges.
MON DIEU!! Ce crétin de gyné de l'hôpital universitaire, après l'annonce de ma grossesse, m'avait dit: "Et voilà ma petite dame, lorsque le désir d'un deuxième enfant se fera sentir, vous viendrez me revoir, car le problème persistera toujours!". Suite à ça, j'avais donc décidé de ne plus prendre la pillule puisque je n'en avais pas besoin.
C'est là que l'expression "le ciel te tombe sur la tête" a pris tout son sens.
Après ma première visite chez mon gyné, je diagnostic est confirmé et je suis déjà enceinte de 11 semaines.

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