Je n'ai pas voulu me souvenir. J'ai été dans le déni pendant plus d'une dizaine d'années. Mais mon cerveau, lui, quand je lâchais prise, s'en souvenait.
Pendant plus de dix ans j'ai rêvé de mon ancien amour. Dans mes rêves je le cherchais, je faisais son numéro, j'avais des personnes en ligne qui me baladaient de numéro en numéro et jamais je n'arrivais à le joindre. Parfois, je l'apercevais dans mes rêves, je courais après lui et lui s'enfuyait. Il ne voulait pas me voir. Dans certains rêves, j'arrivais à le voir et je passais ma nuit à essayer de le convaincre que j'avais changé, que je ne voulais plus le faire souffrir. Parfois même, dans mes rêves les plus fous, on s'embrassait et puis il disparaissait. J'attendais désespérément qu'il m'appelle. J'essayais de le rappeler et je n'arrivais plus à le joindre.... C'étaient des rêves épuisants et qui m'accablaient au réveil.
Mais dès que j'étais levée, le rêve était oublié et j'avançais telle une autruche, mais j'avançais.
La première année de mariage a donc été chaotique. J'ai déchanté quand je me suis rendue compte du manque de soutien de mon mari par rapport à mes beaux-parents. Il était entre le marteau et l'enclume. Il y avait moi d'une part qui piquais mes crises et il y avait ses parents qui l'avaient élevé comme un semi dieu. Je ne demandais certainement pas qu'il se dispute, de ça j'en ai discuté des heures et des heures avec lui. Je demandais juste qu'il exige un peu de respect vis-à-vis de moi. J'étais quand même celle qu'il avait choisie d'aimer pour la vie... Mon mari est quelqu'un qui ne sait pas prendre position. Il déteste le conflit et quand il y est confronté, il fuit.
Ca me faisait une belle jambe.
Durant cette première année, j'ai refait quelques fois ma valise. Mais à y repenser, je ne savais pas ce qui me plaisait le plus. Quitter mon mari ou retourner chez ma mère... Le choix a donc vite été fait. Mais par la suite au lieu de subir mes beaux-parents et d'attendre que mon tendre époux ne prenne ma défense, j'ai décidé de ne plus les laisser faire et de leur répondre du tac au tac. Mais pourquoi ne l'ai-je pas fait avant me direz-vous? Mais parce j'ai été élevée dans le respect de la personna âgée. La remettre à sa place m'aurait coûté beaucoup d'énergie émotionnellement. Quand ma grand-mère me faisait la morale, j'ai toujours hoché la tête, même si je pensais autre chose. On en revient toujours au même point qui a gâché ma vie, l'éducation!
vendredi 16 avril 2010
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