Aujourd'hui, 14 ans après notre mariage et une fille de plus, mon mari émet le désir de devenir salarié, de cesser son activité d'indépendant et de dissoudre sa société.
Tout d'un coup, il pète son câble, il est fatigué, veut de la stabilité..... au risque de nous déstabiliser, nous! Il a la grande chance, que beaucoup de portes lui sont ouvertes et n'attendent que lui dans le domaine hospitalier. Il postule dans un hopital universitaire de la capitale où il est attendu comme le messie. Mais....
Nous ne vivons plus à la capitale, mon boulot n'y est pas et mes filles n'y ont pas leur école non plus. Que faire? Dois-je quitter mon boulot? Lui, sa décision est prise. Il veut travailler comme salarié, veut acheter une maison près de son boulot. Et Nous???? De quel droit nous imposet-t-il ça maintenant alors que j'ai tiré le signale d'alarme dès les premières années de notre mariage, quand tout était encore possible. Je lui en veux et en même temps, je ne veux pas l'accabler davantage, il est vraiment mal. Je sens qu'il a crevé l'abcès mais que cette décision le ronge depuis fort longtemps. Je me rendais compte qu'il était surmené, qu'il perdait l'apétit, qu'il n'était plus le même. Je mettais ça sur le compte de son activité, le surmenage, mais je ne lui disais rien, il savait ce que j'en pensais et de toute façon c'était son choix.
Mon mari est une personne qui a besoin d'être pied au mur pour se rendre compte de quelque chose. Je peux chanter Malbroek, l'avertir, le conseiller, il est têtu comme une mule, fait semblant d'acquiescer mais continue à faire ce qu'il a envie.
C'est pour ça qu'aujourd'hui je lui en veux. Parce que ce scénario, je le lui avait dessiné il y a fort longtemps, qu'il ne m'a pas écoutée et qu'aujourd'hui, on a perdu 10 ans de notre vie.
lundi 3 mai 2010
dimanche 18 avril 2010
Je ceci de commun avec ma mère: le ciel peut me tomber sur la tête, je n'en laisse rien paraître. Ma vie ressemble à la famille Boule et Bill. Petite maison, mari qui bosse dur pour les siens, enfants (bon d'accord ce sont deux filles), jardin, boulot. Que demander de plus?
Quand parfois je parle autour de moi des failles de notre couple, tout le monde réagit de la même façon: "Mais quand même, il est gentil, hein!". Mais j'en ai rien à faire qu'il soit gentil, moi, je ne veux pas d'un copain, je veux un mari qui s'occupe réellement de sa famille, pas rien qu'en allant bosser tous les jours, je veux quelqu'un qui s'implique. Je lui reproche de ne pas savoir dire non dans le cadre de son professionnel, et de ne pas savoir prendre de décisions à la maison. Cette tâche il me la laisse. Moi, je suis déjà dépassée, par mon boulot, mes deux jeunes filles et les décisions importantes pour le ménage me pèsent. Je voudrais ne fut ce qu'un avis. Mais ça je ne l'ai pas, même quand je le lui demande. Il est toujours d'accord avec tout. Beaucoup de femmes rêveraient d'un mari toujours d'accord avec tout. Et bien moi ça m'épuise, ça m'angoisse.
Inconsciemment, petit à petit, nos chemins se sont séparés. Pas par notre volonté. L'érosion de la vie. Lui a continué à développé son activité et moi j'ai feint une petite vie pépère. Je lui a souvent dit de freiner son rythme, d'arrêter de courir, de prendre le temps d'analyser les choses, tant au niveau professionnel qu'au niveau privé. Il adore ce qu'il fait, il assiste à des séminaires, il se recycle, il s'informe. Mais tout ce qui est paperasse... mon dieu. Il émet le désir que ce soit moi qui m'occupe de son secrétariat et de sa comptabilité..... en plus de mon boulot, les enfants. Je lui refuse mon aide primo parce que j'estime avoir un emploi du temps plus que chargé et que je le trouve gonflé de me le demander et deuxio, j'estime que s'il était un peu plus organisé et qu'il arrêtais de courir comme une poule à qui on vient de couper la tête, ça irait mieux. Je lui ai souvent demandé de trouver un emploi comme salarié pourqu'on ait un semblant de vie de famille. Sa réponse a toujours été qu'il ne saurait pas travailler toute une journée à un seul endroit, qu'il avait besoin de bouger et de faire ce qu'il aimait. Et moi de lui répondre à chaque fois: "Mais tu crois que pour moi c'est une passion d'aller travailler? Je le fais pour faire bouilir la marmite!" Il y a pleins de gens qui travaillent sans passion mais qui ont une vie de famille extraordinaire. Cette discussion n'a jamais été terminée. Dès que la conversation ne lui convient pas, il élude et on passe à autre chose.
Donc, j'ai continé à faire semblant pendant pas mal de temps. Mais aujourd'hui la coupe est pleine, je n'en peux plus, je vais exploser et risquer de tout foutre en l'air. Je sens que j'ai besoin d'aide, mais je ne sais pas à qui la demander. J'ai pensé à aller voir un psy pour qu'il m'aide à y voir plus clair. J'ai peur de ce qu'il va me dire. Aujourd'hui, si j'analyse ma situation, je vis avec un très chouette copain. Il est charmant en société, il est drôle, attentionné. Il a même réussi à faire de mes parents, ses alliés. Et moi, s je pète mon câble maintenant, personne ne va rien comprendre. Je vais passer pour la folle-dingue de service, jamais contente, ingrate, non reconnaissante des efforts professionnels de mon époux. Où est le bout du tunnel??
Quand parfois je parle autour de moi des failles de notre couple, tout le monde réagit de la même façon: "Mais quand même, il est gentil, hein!". Mais j'en ai rien à faire qu'il soit gentil, moi, je ne veux pas d'un copain, je veux un mari qui s'occupe réellement de sa famille, pas rien qu'en allant bosser tous les jours, je veux quelqu'un qui s'implique. Je lui reproche de ne pas savoir dire non dans le cadre de son professionnel, et de ne pas savoir prendre de décisions à la maison. Cette tâche il me la laisse. Moi, je suis déjà dépassée, par mon boulot, mes deux jeunes filles et les décisions importantes pour le ménage me pèsent. Je voudrais ne fut ce qu'un avis. Mais ça je ne l'ai pas, même quand je le lui demande. Il est toujours d'accord avec tout. Beaucoup de femmes rêveraient d'un mari toujours d'accord avec tout. Et bien moi ça m'épuise, ça m'angoisse.
Inconsciemment, petit à petit, nos chemins se sont séparés. Pas par notre volonté. L'érosion de la vie. Lui a continué à développé son activité et moi j'ai feint une petite vie pépère. Je lui a souvent dit de freiner son rythme, d'arrêter de courir, de prendre le temps d'analyser les choses, tant au niveau professionnel qu'au niveau privé. Il adore ce qu'il fait, il assiste à des séminaires, il se recycle, il s'informe. Mais tout ce qui est paperasse... mon dieu. Il émet le désir que ce soit moi qui m'occupe de son secrétariat et de sa comptabilité..... en plus de mon boulot, les enfants. Je lui refuse mon aide primo parce que j'estime avoir un emploi du temps plus que chargé et que je le trouve gonflé de me le demander et deuxio, j'estime que s'il était un peu plus organisé et qu'il arrêtais de courir comme une poule à qui on vient de couper la tête, ça irait mieux. Je lui ai souvent demandé de trouver un emploi comme salarié pourqu'on ait un semblant de vie de famille. Sa réponse a toujours été qu'il ne saurait pas travailler toute une journée à un seul endroit, qu'il avait besoin de bouger et de faire ce qu'il aimait. Et moi de lui répondre à chaque fois: "Mais tu crois que pour moi c'est une passion d'aller travailler? Je le fais pour faire bouilir la marmite!" Il y a pleins de gens qui travaillent sans passion mais qui ont une vie de famille extraordinaire. Cette discussion n'a jamais été terminée. Dès que la conversation ne lui convient pas, il élude et on passe à autre chose.
Donc, j'ai continé à faire semblant pendant pas mal de temps. Mais aujourd'hui la coupe est pleine, je n'en peux plus, je vais exploser et risquer de tout foutre en l'air. Je sens que j'ai besoin d'aide, mais je ne sais pas à qui la demander. J'ai pensé à aller voir un psy pour qu'il m'aide à y voir plus clair. J'ai peur de ce qu'il va me dire. Aujourd'hui, si j'analyse ma situation, je vis avec un très chouette copain. Il est charmant en société, il est drôle, attentionné. Il a même réussi à faire de mes parents, ses alliés. Et moi, s je pète mon câble maintenant, personne ne va rien comprendre. Je vais passer pour la folle-dingue de service, jamais contente, ingrate, non reconnaissante des efforts professionnels de mon époux. Où est le bout du tunnel??
Ma vie se poursuit donc clopin clopant. J'avance, mais je suis mal dans ma peau. Je n'ai pas d'aide extérieure, je suis seule, je n'arrive pas à faire partir les kilos superflus, je me sens moche, bête et seule au monde. Estime de moi, zéro. Mon mari est de plus en plus absent pour le boulot, il travaille comme un malade. Je suis dépassée. Les filles me donnent beaucoup de boulot, j'ai besoin de me retrouver, besoin de sortir, voir d'autres personnes, besoin d'oxygène.
Mais ce temps, personne ne me le donne. Beaucoup m'ont demandé pourquoi je ne le prenais pas ce temps, que si je ne le prenais pas, personne ne me le donnerait. Ah oui, bien!! Et comment je fais? A qui je laisse mes filles? Je suis dans une région éloignée de ma famille et je ne connais personnes digne de confiance à qui les confier ne fut-ce qu'une petite heure.
J'ai besoin et envie de refaire du sport, j'ai envie de sortir, de faire des activités en dehors du cadre familial.
Mon mari m'y a encouragé. Mais à chaque fois que je me suis inscrite quelque part, il arrivait à la maison pour prendre le relais avec mes enfants à l'heure où mes cours commençaient. Ce qui était source de conflit. Et comme j'ai un caractère très réactif et souvent excessif, j'envoyais tout valser, histoire de le culpabilier, mais la seule punie c'était moi. J'ai commencé à lui en vouloir. Lui en vouloir de ne pas avoir respecté les règles qui avaient établies lors de ma deuxième grossesse; lui en vouloir de ses retards ce qui étaient des freins pour ma vie sociale. Bref, je suis devenue amère et ma vie de famille s'en est ressentie.
Mais ce temps, personne ne me le donne. Beaucoup m'ont demandé pourquoi je ne le prenais pas ce temps, que si je ne le prenais pas, personne ne me le donnerait. Ah oui, bien!! Et comment je fais? A qui je laisse mes filles? Je suis dans une région éloignée de ma famille et je ne connais personnes digne de confiance à qui les confier ne fut-ce qu'une petite heure.
J'ai besoin et envie de refaire du sport, j'ai envie de sortir, de faire des activités en dehors du cadre familial.
Mon mari m'y a encouragé. Mais à chaque fois que je me suis inscrite quelque part, il arrivait à la maison pour prendre le relais avec mes enfants à l'heure où mes cours commençaient. Ce qui était source de conflit. Et comme j'ai un caractère très réactif et souvent excessif, j'envoyais tout valser, histoire de le culpabilier, mais la seule punie c'était moi. J'ai commencé à lui en vouloir. Lui en vouloir de ne pas avoir respecté les règles qui avaient établies lors de ma deuxième grossesse; lui en vouloir de ses retards ce qui étaient des freins pour ma vie sociale. Bref, je suis devenue amère et ma vie de famille s'en est ressentie.
samedi 17 avril 2010
Je devrais être heureuse, mais je ne le suis pas. J'ai deux merveilleux bébés en pleine forme et je ne suis pas heureuse. Je n'arrive pas à jouir de ce que la vie m'a donné de plus précieux. Je m'occupe d'elles, je les câlines, je les aime, elles sont ma vie et pourtant... Tout m'indispose. Je ne peux pas l'expliquer, j'ai tout pour être heureuse, un mari, une maison, deux magnifiques petites filles et pourtant quand vient la nuit je refais toujours ce même rêve. Et si, et si..... Ca me torture l'esprit.
Je me demande s'il m'a pardonnée. J'imagine qu'il a beaucoup souffert à cause de moi, mais de cela je n'en ai pas de certitude. Peut-être que finalement, il a su tourner la page plus vite que je ne le crois. Peut-être que je me fais des films et que tout ça n'est qu'illusion. Peut-être est-ce ma façon de m'échapper de cette vie qui ne me convient pas. Peut-être que j'ai imaginé que ma vie aurait été fort différente avec lui... Comme la chanson de J.J Goldman, je vis par procuration à travers mes illusions et ça m'empêche d'être heureuse. Tout cela n'est évidemment pas conscient. C'est en écrivant et en analysant ma vie que j'arrive à cette conclusion. De toute façon, jamais je ne le reverrai. C'était quelqu'un qui avait soif d'aventure, qui n'avait pas grand chose qui le retenait dans son pays et j'en étais persuadée, il avait quitté le pays pour repartir à zéro. Telle était ma conviction. Aujourd'hui, je me dis que tous ces rêves avaient pour origine mon énorme sentiment de culpabilité envers lui. Je voudrais tant lui dire que moi aussi j'en ai bavé, que je n'ai certainement pas pris notre rupture à la légère, que je me souviens encore de son odeur, de ses mains, de sa bouche, de son visage. Que je pourrais perdre la vue, que tous mes sens s'en souviennent encore. Mais ça jamais je ne pourrai jamais lui dire.
Je me demande s'il m'a pardonnée. J'imagine qu'il a beaucoup souffert à cause de moi, mais de cela je n'en ai pas de certitude. Peut-être que finalement, il a su tourner la page plus vite que je ne le crois. Peut-être que je me fais des films et que tout ça n'est qu'illusion. Peut-être est-ce ma façon de m'échapper de cette vie qui ne me convient pas. Peut-être que j'ai imaginé que ma vie aurait été fort différente avec lui... Comme la chanson de J.J Goldman, je vis par procuration à travers mes illusions et ça m'empêche d'être heureuse. Tout cela n'est évidemment pas conscient. C'est en écrivant et en analysant ma vie que j'arrive à cette conclusion. De toute façon, jamais je ne le reverrai. C'était quelqu'un qui avait soif d'aventure, qui n'avait pas grand chose qui le retenait dans son pays et j'en étais persuadée, il avait quitté le pays pour repartir à zéro. Telle était ma conviction. Aujourd'hui, je me dis que tous ces rêves avaient pour origine mon énorme sentiment de culpabilité envers lui. Je voudrais tant lui dire que moi aussi j'en ai bavé, que je n'ai certainement pas pris notre rupture à la légère, que je me souviens encore de son odeur, de ses mains, de sa bouche, de son visage. Que je pourrais perdre la vue, que tous mes sens s'en souviennent encore. Mais ça jamais je ne pourrai jamais lui dire.
Il est vrai que quand j'ai appris ma deuxième grossesse, je me suis demandé si j'allais garder le bébé ou pas. Je n'étais ni prête psychologiquement, ni physiquement.
Mon mari était plus enthousiaste et voulait que je mène cette grossesse à terme.
Je lui ai alors dit que si tel était son désir, il devait consacrer un peu plus de son temps à sa famille, qu'il devait mettre des limites quant à ses horaires de travail, que les retards devaient disparaître. Il m'en a fait la promesse.
Quand j'ai accouché, rien n'a changé. Il était toujours aux abonnés absents. Quand je m'en plaignais, il menaçait de tout envoyer valser et de donner sa démission (je vous l'ai dit, ce n'est pas un pro de la commication). Et quand j'en parlais à mon entourage, on me disais: 'M'enfin, il ne passe pas son temps au bistrot. Prends patiente.".
Mais pour cette deuxième petite fille, j'avais changé mon fusil d'épaule. J'avais décidé que lui aussi s'impliquerait la nuit puisqu'il n'était pas là le jour. J'avais donc établi qu'on passerait une nuit sur deux avec la petite, de sorte qu'une nuit sur deux je sois reposée.
Du haut de ses 13 mois, c'est fou ce que ma première fille me paraissait immense. Et le piège dans lequel je ne devais pas tomber, j'y ai sauté à pieds joints. Je lui demandais de me passer des langes, la tetine, j'ai commencé à la responsabiliser. On me le disait, je me braquais et la discussion était clause. Je m'en mords les doigts. J'ai l'impression de lui avoir volé une part de son enfance. Et comme, point de vue de l'expression de ses sentiments elle n'a pas pris de moi, parfois je la regarde et je me dis que j'ai loupé quelque chose avec elle et je prie juste pour qu'elle ne m'en veuille pas plus tard, comme moi j'en veux à ma mère.
Mon mari était plus enthousiaste et voulait que je mène cette grossesse à terme.
Je lui ai alors dit que si tel était son désir, il devait consacrer un peu plus de son temps à sa famille, qu'il devait mettre des limites quant à ses horaires de travail, que les retards devaient disparaître. Il m'en a fait la promesse.
Quand j'ai accouché, rien n'a changé. Il était toujours aux abonnés absents. Quand je m'en plaignais, il menaçait de tout envoyer valser et de donner sa démission (je vous l'ai dit, ce n'est pas un pro de la commication). Et quand j'en parlais à mon entourage, on me disais: 'M'enfin, il ne passe pas son temps au bistrot. Prends patiente.".
Mais pour cette deuxième petite fille, j'avais changé mon fusil d'épaule. J'avais décidé que lui aussi s'impliquerait la nuit puisqu'il n'était pas là le jour. J'avais donc établi qu'on passerait une nuit sur deux avec la petite, de sorte qu'une nuit sur deux je sois reposée.
Du haut de ses 13 mois, c'est fou ce que ma première fille me paraissait immense. Et le piège dans lequel je ne devais pas tomber, j'y ai sauté à pieds joints. Je lui demandais de me passer des langes, la tetine, j'ai commencé à la responsabiliser. On me le disait, je me braquais et la discussion était clause. Je m'en mords les doigts. J'ai l'impression de lui avoir volé une part de son enfance. Et comme, point de vue de l'expression de ses sentiments elle n'a pas pris de moi, parfois je la regarde et je me dis que j'ai loupé quelque chose avec elle et je prie juste pour qu'elle ne m'en veuille pas plus tard, comme moi j'en veux à ma mère.
vendredi 16 avril 2010
Me revoilà donc partie pour une deuxième grossesse. Tout se passe également très bien si ce n'est que je suis quand même plus fatiguée. Ma fille est encore si petite. On me prévient: faudra continer à faire attention à ta fille, elle n'est encore qu'un bébé. Mais de quoi ils me parlent? Evidemment que je vais m'occuper d'elle, je vois bien qu'elle n'est encore qu'un bébé. Durant cette grossesse, vers le 5ème moi, ma belle-mère décède d'un arrêt cardiaque à l'hôpital pendant sa dyalise. Mon mari est bouleversé et je me dois de l'assister. Seulement.... s'il y a une chose qui me terrifie, c'est la mort. Le simple fait de devoir rentrer dans cette chambre d'hôpital me glace le sang. Comme je ne veux surtout pas que ma belle-famille pense que je n'ai pas été la voir uniquement à cause de nos rapports houleux, je prends sur moi et rentre dans cette chambre. Elle est encore dans un lit, son coprs est pâle, elle a encore les vêtements blancs de l'hôpital sur elle et comble de l'horreur pour fermer sa bouche, on lui a fait un bonnet avec du bandage qui faisait le tour en dessous de son manton, tel un oeuf de pâques. De la colle fermait ses yeux. Franchement, la mort n'est pas belle.
Encore aujourd'hui, je rigole en disant qu'il manque une case à ma fille et que c'est sûrement dû au choc de cette vision atroce de la mort.
Ma deuxième fille est prévue pour le 5 novembre 2000, elle naîtra le 02 novembre à cause d'une bouteille de lait avariée. J'explique ;-) Durant mes grossesses, le seul désagrément que je subissais était l'acidité gastrique. J'ai bu des litres et des litres de lait qui atténuaient le malaise.
Le 01 novembre soir, étant dérangée, je décapsule une bouteille de lait bien froid et j'avale 2-3 gorgées avant que je me rende compte que le lait pétille. Je commence à vomir, comme je n'ai jamais vomi. Mes contractions ses sont déclenchées et j'ai accouché le lendemain à 14h00.
Ma première fille de tout juste 13 mois était partie en Normandie avec ma soeur. Elle ne marchait pas quand je l'avais donnée. Quand la porte de la chambre s'est ouverte, c'est ma fille qui est entrée la première, elle me montrait ses premiers pas.
Encore aujourd'hui, je rigole en disant qu'il manque une case à ma fille et que c'est sûrement dû au choc de cette vision atroce de la mort.
Ma deuxième fille est prévue pour le 5 novembre 2000, elle naîtra le 02 novembre à cause d'une bouteille de lait avariée. J'explique ;-) Durant mes grossesses, le seul désagrément que je subissais était l'acidité gastrique. J'ai bu des litres et des litres de lait qui atténuaient le malaise.
Le 01 novembre soir, étant dérangée, je décapsule une bouteille de lait bien froid et j'avale 2-3 gorgées avant que je me rende compte que le lait pétille. Je commence à vomir, comme je n'ai jamais vomi. Mes contractions ses sont déclenchées et j'ai accouché le lendemain à 14h00.
Ma première fille de tout juste 13 mois était partie en Normandie avec ma soeur. Elle ne marchait pas quand je l'avais donnée. Quand la porte de la chambre s'est ouverte, c'est ma fille qui est entrée la première, elle me montrait ses premiers pas.
On ne nous donne pas le mode d'emploi avec un bébé. Ma fille est un nourrisson qui pleure beaucoup et qui ne dort pas beaucoup non plus. Mon époux a un emploi du temps très chargé et n'est pas très dispo. Moi, je me retrouve seule avec ce bébé qui ne me laisse pas de répit. Mais qu'a-t-elle donc à toujours pleurer. Je mets ça sur les coliques du nourrisson. Je décide également que comme je suis à la maison, c'est à moi à m'occuper de mon enfant pendant la nuit. Et je décide de laisser dormir mon époux. Mais arrive un moment où il faut déléguer. Je voudrait que ce soit lui qui me propose de s'occuper d'elle ne fut-ce qu'une nuit. Mais plutôt mourir que de demander. Et pour lui, si je ne demande rien, c'est que je n'ai besoin de rien. Parfois la nuit, je regardais ma fille pleurer et je pleurais avec elle me demandant pourquoi elle ne m'aimait pas puisque même mes bras ne la calmait pas. J'étais devenue une vraie loque.
J'ai vu arriver la fin de mon congé de maternité avec beaucoup d'enthousiasme. Décidément, la maison, très peu pour moi. A la fin, je restais en pyjama toute la journée, noyée dans les biberons, les couches et morte de fatigue.
Quand elle a commencé à aller chez une nounou, j'ai pu souffler un peu. Je faisais des allers-retours en train pour le boulot ce qui me permettait de décompresser dans le train, de lire des livres ou ne penser à rien. Au boulot, tout le monde était content de mon retour. Un sursis.
Ma fille a 5 mois. Un samedi, je repassais et pour avoir un peu de répit, je demande à mon mari de prendre la petite et d'aller faire une ballade avec elle en poussette. Je suis inquiète, il me semble qu'il y a fort longtemps que je n'ai plus eu mes règles. En même temps, je n'ai jamais vraiment fait attention, car elle n'ont jamais été régulières. Je lui demande de me rapporter de la pharmacie un test de grossesse, loin de m'imaginer du coup de sang qui m'attendait. J'avais émis l'hypothèse que je puisse être enceinte mais vraiment, vraiment je n'y croyais pas.
Je n'y croyais tellement pas que j'ai fait le test à l'aise plusieurs heures après que mon époux l'ai déposé sur la table de la salle à manger. Je lui ai demandé de relire plusieurs fois sur le mode d'emploi ce que voulait dire les deux cases rouges.
MON DIEU!! Ce crétin de gyné de l'hôpital universitaire, après l'annonce de ma grossesse, m'avait dit: "Et voilà ma petite dame, lorsque le désir d'un deuxième enfant se fera sentir, vous viendrez me revoir, car le problème persistera toujours!". Suite à ça, j'avais donc décidé de ne plus prendre la pillule puisque je n'en avais pas besoin.
C'est là que l'expression "le ciel te tombe sur la tête" a pris tout son sens.
Après ma première visite chez mon gyné, je diagnostic est confirmé et je suis déjà enceinte de 11 semaines.
J'ai vu arriver la fin de mon congé de maternité avec beaucoup d'enthousiasme. Décidément, la maison, très peu pour moi. A la fin, je restais en pyjama toute la journée, noyée dans les biberons, les couches et morte de fatigue.
Quand elle a commencé à aller chez une nounou, j'ai pu souffler un peu. Je faisais des allers-retours en train pour le boulot ce qui me permettait de décompresser dans le train, de lire des livres ou ne penser à rien. Au boulot, tout le monde était content de mon retour. Un sursis.
Ma fille a 5 mois. Un samedi, je repassais et pour avoir un peu de répit, je demande à mon mari de prendre la petite et d'aller faire une ballade avec elle en poussette. Je suis inquiète, il me semble qu'il y a fort longtemps que je n'ai plus eu mes règles. En même temps, je n'ai jamais vraiment fait attention, car elle n'ont jamais été régulières. Je lui demande de me rapporter de la pharmacie un test de grossesse, loin de m'imaginer du coup de sang qui m'attendait. J'avais émis l'hypothèse que je puisse être enceinte mais vraiment, vraiment je n'y croyais pas.
Je n'y croyais tellement pas que j'ai fait le test à l'aise plusieurs heures après que mon époux l'ai déposé sur la table de la salle à manger. Je lui ai demandé de relire plusieurs fois sur le mode d'emploi ce que voulait dire les deux cases rouges.
MON DIEU!! Ce crétin de gyné de l'hôpital universitaire, après l'annonce de ma grossesse, m'avait dit: "Et voilà ma petite dame, lorsque le désir d'un deuxième enfant se fera sentir, vous viendrez me revoir, car le problème persistera toujours!". Suite à ça, j'avais donc décidé de ne plus prendre la pillule puisque je n'en avais pas besoin.
C'est là que l'expression "le ciel te tombe sur la tête" a pris tout son sens.
Après ma première visite chez mon gyné, je diagnostic est confirmé et je suis déjà enceinte de 11 semaines.
Ma grossesse se passe plutôt bien. Je suis en pleine forme, aucune nausée, aucune envie. Rien de tous ces clichés de grossesse. Ma première fille est prévue pour le 17 septembre 1999, j'accoucherai d'un merveilleux bébé de 51 cm et 4kg80 le 18 septembre. L'accouchement fut long, de 09h00 du matin à 22h00 du soir. Il faut dire qu'elle fait un certain poids pour un premier accouchement. Un peu avant la libération, le gyné décide de prendre des forceps, je suis épuisée, j'ai perdu beaucoup de sang. Les infirmières me posent ma fille sur le ventre, je n'ai qu'une envie, qu'on me foute la paix. Une fois dans ma chambre, je dis à mon époux d'aller chercher les parents qui attendaient quand même depuis le matin dans les couloirs de la clinique.
Je lui demande de me redresser, histoire d'avoir l'air humain. J'ai mon bébé dans les bras.
Trou noir......... j'entends un bébé pleurer. Du haut de mon lit, je regarde à gauche à droite, rien.
Je regarde par terre.... tout me revient! J'ai accouché et ma fille est par terre!!! Je me lève, je la prends, la dépose sur le lit et crie aux infirmières qui arrivent tout de suite. On interdit à mes parents et beaux-parents l'accès à la chambre et on se demande comment je tiens debout. Je devrais encore être sous l'effet de la péridurale. Tout se bouscule dans ma tête. Et si elle était tombée sur un pied à perf ou sur le coin d'une armoire... que ce serait-il passé? Le pédiatre arrive, fait tous les tests neurologiques, tout va bien. Je l'aurais accompagnée dans sa chute.
Je passe la nuit à pleurer, à la regarder, à m'en vouloir. Je n'ai pas su l'allaiter, le coeur n'y était pas et puis j'avais tant de visite. J'étais tellement fatiguée. J'avais essayé d'allaiter, mais la petite était nerveuse, elle n'arrivait pas à têter, elle devenait rouge et moi, je savais que derrière le rideau ma belle-mère à qui j'avais demandé de sortir, entendait tout et s'imaginait la scène, elle qui s'était déjà répandue auprès de ses amies avant que je ne ne sois enceinte, que je ne savais pas faire de bébé. La rosse!
Je lui demande de me redresser, histoire d'avoir l'air humain. J'ai mon bébé dans les bras.
Trou noir......... j'entends un bébé pleurer. Du haut de mon lit, je regarde à gauche à droite, rien.
Je regarde par terre.... tout me revient! J'ai accouché et ma fille est par terre!!! Je me lève, je la prends, la dépose sur le lit et crie aux infirmières qui arrivent tout de suite. On interdit à mes parents et beaux-parents l'accès à la chambre et on se demande comment je tiens debout. Je devrais encore être sous l'effet de la péridurale. Tout se bouscule dans ma tête. Et si elle était tombée sur un pied à perf ou sur le coin d'une armoire... que ce serait-il passé? Le pédiatre arrive, fait tous les tests neurologiques, tout va bien. Je l'aurais accompagnée dans sa chute.
Je passe la nuit à pleurer, à la regarder, à m'en vouloir. Je n'ai pas su l'allaiter, le coeur n'y était pas et puis j'avais tant de visite. J'étais tellement fatiguée. J'avais essayé d'allaiter, mais la petite était nerveuse, elle n'arrivait pas à têter, elle devenait rouge et moi, je savais que derrière le rideau ma belle-mère à qui j'avais demandé de sortir, entendait tout et s'imaginait la scène, elle qui s'était déjà répandue auprès de ses amies avant que je ne ne sois enceinte, que je ne savais pas faire de bébé. La rosse!
J'étais donc libre. Après avoir profité de la vie en faisant quelques voyages durant cette première année, s'est posée la question d'avoir des enfants.
Bah, c'était dans l'ordre des choses. Là aussi, je n'en ai pas vraiment ressenti l'envie. C'était juste que, dans la lignée de ce que j'ai déjà écrit, je ne pensais plus, je faisais les choses parce que c'était comme ça que ça devait être. Mariage, enfants.. c'était d'une logique implacable.
J'ai donc arrêté tout moyen de contraception. Mais la nature en avait décidé autrement. Ce premier enfant tardait à pointer le bout de son nez. Après une visite chez le gynécologue, il diagnostique des microkysthes. Rien de grave mais un petit coup de pouce serait nécessaire. Il me prescrit donc des hormones à prendre. Je les prends... à part prendre des kilos, rien ne se passe. Quelques mois plus tard, ayant lui aussi eu des difficultés à avoir son enfant, il ne va pas par quatre chemins et me donne l'adresse d'un hôpital universitaire de la capitale qui est spécialisé dans l'infertilité.
Avant d'arriver à cette étape, j'avais déjà ma grand-mère et la famille qui s'inquiétait que je ne sois pas déjà enceinte. Les rumeurs sur mon infertilité allaient bon train alors que je n'en avais jamais parlé. Ca m'énervait!! J'ai donc pris le taurau par les cornes et me suis retrouvée dans ce service d'infertilité.
Je me suis retrouvée dans une salle d'attente bondée de bonnes femmes! Je croyais que j'allais être la seule et non, en fait l'infertilité est un des fléaux de notre société.
A partir de là une spirale infernale a commencé. J'avais une infirmière qui venait m'injecter 2x par jour des hormones dans les fesses (rekilos supplémentaires), prise de sang quotidienne à l'hôpital même tous les matins, quand mon taux de je ne sais plus quoi était satisfaisant, échographie tous les jours également pour voir la maturité des ovocytes et quand les ovocytes étaient murs l'insimination pouvait avoir lieu. Ca pendant un mois. Tous les jours dans la salle d'attente j'entendais des femmes parler, j'écoutais et ce que j'entendais me faisait peur. Pour certaines, c'était la 8ème insimination!! Jamais je n'aurais pu endurer ça.
Après l'insimination, l'attente de la réponse du laboratoire.. tic tac, tic tac. Un soir, je reçois enfin le coup de fil attendu: "Bonsoir, juste pour vous dire que la prise de sang est négative, nous vous attendons pour un autre traitement". Alors là, elle se met le doigt dans l'oeil celle-là! Je suis en traint de gonfler comme une grosse vache, je suis épuisée des trajets et j'en ai marre. Non, ma décision est prise, tant pis, c'est que la nature en a voulu ainsi.
Mon mari essaie de me résonner, je bataille et... je cède. Me voilà repartie pour un tour.
Le mois me semble long et j'ai perdu mon enthousiasme. Re piqûres, re prises de sang, re échos et re insimination... Je suis désepérée, j'ai mal au ventre comme avant d'avoir mes règles, je suis de mauvaise humeur. Mon mari: "Mais ne t'inquiète pas, tu ne sais pas comment on se sent quand on est enceinte.." et moi de lui gueuler desssus: "Mais fous moi la paix, je sais en tout cas comment ça fait d'avoir ses règles!!".......
Le laboratoire appelle: "Félicitations Madame, vous êtes enceinte!". Comment faire pour rentrer six pieds sous terre? Heureusement, mon époux ne me tient que rarement rigueur très longtemps pour mon sale caractère. Ce soir là, nous avons été fêté ça au resto.
Bah, c'était dans l'ordre des choses. Là aussi, je n'en ai pas vraiment ressenti l'envie. C'était juste que, dans la lignée de ce que j'ai déjà écrit, je ne pensais plus, je faisais les choses parce que c'était comme ça que ça devait être. Mariage, enfants.. c'était d'une logique implacable.
J'ai donc arrêté tout moyen de contraception. Mais la nature en avait décidé autrement. Ce premier enfant tardait à pointer le bout de son nez. Après une visite chez le gynécologue, il diagnostique des microkysthes. Rien de grave mais un petit coup de pouce serait nécessaire. Il me prescrit donc des hormones à prendre. Je les prends... à part prendre des kilos, rien ne se passe. Quelques mois plus tard, ayant lui aussi eu des difficultés à avoir son enfant, il ne va pas par quatre chemins et me donne l'adresse d'un hôpital universitaire de la capitale qui est spécialisé dans l'infertilité.
Avant d'arriver à cette étape, j'avais déjà ma grand-mère et la famille qui s'inquiétait que je ne sois pas déjà enceinte. Les rumeurs sur mon infertilité allaient bon train alors que je n'en avais jamais parlé. Ca m'énervait!! J'ai donc pris le taurau par les cornes et me suis retrouvée dans ce service d'infertilité.
Je me suis retrouvée dans une salle d'attente bondée de bonnes femmes! Je croyais que j'allais être la seule et non, en fait l'infertilité est un des fléaux de notre société.
A partir de là une spirale infernale a commencé. J'avais une infirmière qui venait m'injecter 2x par jour des hormones dans les fesses (rekilos supplémentaires), prise de sang quotidienne à l'hôpital même tous les matins, quand mon taux de je ne sais plus quoi était satisfaisant, échographie tous les jours également pour voir la maturité des ovocytes et quand les ovocytes étaient murs l'insimination pouvait avoir lieu. Ca pendant un mois. Tous les jours dans la salle d'attente j'entendais des femmes parler, j'écoutais et ce que j'entendais me faisait peur. Pour certaines, c'était la 8ème insimination!! Jamais je n'aurais pu endurer ça.
Après l'insimination, l'attente de la réponse du laboratoire.. tic tac, tic tac. Un soir, je reçois enfin le coup de fil attendu: "Bonsoir, juste pour vous dire que la prise de sang est négative, nous vous attendons pour un autre traitement". Alors là, elle se met le doigt dans l'oeil celle-là! Je suis en traint de gonfler comme une grosse vache, je suis épuisée des trajets et j'en ai marre. Non, ma décision est prise, tant pis, c'est que la nature en a voulu ainsi.
Mon mari essaie de me résonner, je bataille et... je cède. Me voilà repartie pour un tour.
Le mois me semble long et j'ai perdu mon enthousiasme. Re piqûres, re prises de sang, re échos et re insimination... Je suis désepérée, j'ai mal au ventre comme avant d'avoir mes règles, je suis de mauvaise humeur. Mon mari: "Mais ne t'inquiète pas, tu ne sais pas comment on se sent quand on est enceinte.." et moi de lui gueuler desssus: "Mais fous moi la paix, je sais en tout cas comment ça fait d'avoir ses règles!!".......
Le laboratoire appelle: "Félicitations Madame, vous êtes enceinte!". Comment faire pour rentrer six pieds sous terre? Heureusement, mon époux ne me tient que rarement rigueur très longtemps pour mon sale caractère. Ce soir là, nous avons été fêté ça au resto.
Je n'ai pas voulu me souvenir. J'ai été dans le déni pendant plus d'une dizaine d'années. Mais mon cerveau, lui, quand je lâchais prise, s'en souvenait.
Pendant plus de dix ans j'ai rêvé de mon ancien amour. Dans mes rêves je le cherchais, je faisais son numéro, j'avais des personnes en ligne qui me baladaient de numéro en numéro et jamais je n'arrivais à le joindre. Parfois, je l'apercevais dans mes rêves, je courais après lui et lui s'enfuyait. Il ne voulait pas me voir. Dans certains rêves, j'arrivais à le voir et je passais ma nuit à essayer de le convaincre que j'avais changé, que je ne voulais plus le faire souffrir. Parfois même, dans mes rêves les plus fous, on s'embrassait et puis il disparaissait. J'attendais désespérément qu'il m'appelle. J'essayais de le rappeler et je n'arrivais plus à le joindre.... C'étaient des rêves épuisants et qui m'accablaient au réveil.
Mais dès que j'étais levée, le rêve était oublié et j'avançais telle une autruche, mais j'avançais.
La première année de mariage a donc été chaotique. J'ai déchanté quand je me suis rendue compte du manque de soutien de mon mari par rapport à mes beaux-parents. Il était entre le marteau et l'enclume. Il y avait moi d'une part qui piquais mes crises et il y avait ses parents qui l'avaient élevé comme un semi dieu. Je ne demandais certainement pas qu'il se dispute, de ça j'en ai discuté des heures et des heures avec lui. Je demandais juste qu'il exige un peu de respect vis-à-vis de moi. J'étais quand même celle qu'il avait choisie d'aimer pour la vie... Mon mari est quelqu'un qui ne sait pas prendre position. Il déteste le conflit et quand il y est confronté, il fuit.
Ca me faisait une belle jambe.
Durant cette première année, j'ai refait quelques fois ma valise. Mais à y repenser, je ne savais pas ce qui me plaisait le plus. Quitter mon mari ou retourner chez ma mère... Le choix a donc vite été fait. Mais par la suite au lieu de subir mes beaux-parents et d'attendre que mon tendre époux ne prenne ma défense, j'ai décidé de ne plus les laisser faire et de leur répondre du tac au tac. Mais pourquoi ne l'ai-je pas fait avant me direz-vous? Mais parce j'ai été élevée dans le respect de la personna âgée. La remettre à sa place m'aurait coûté beaucoup d'énergie émotionnellement. Quand ma grand-mère me faisait la morale, j'ai toujours hoché la tête, même si je pensais autre chose. On en revient toujours au même point qui a gâché ma vie, l'éducation!
Pendant plus de dix ans j'ai rêvé de mon ancien amour. Dans mes rêves je le cherchais, je faisais son numéro, j'avais des personnes en ligne qui me baladaient de numéro en numéro et jamais je n'arrivais à le joindre. Parfois, je l'apercevais dans mes rêves, je courais après lui et lui s'enfuyait. Il ne voulait pas me voir. Dans certains rêves, j'arrivais à le voir et je passais ma nuit à essayer de le convaincre que j'avais changé, que je ne voulais plus le faire souffrir. Parfois même, dans mes rêves les plus fous, on s'embrassait et puis il disparaissait. J'attendais désespérément qu'il m'appelle. J'essayais de le rappeler et je n'arrivais plus à le joindre.... C'étaient des rêves épuisants et qui m'accablaient au réveil.
Mais dès que j'étais levée, le rêve était oublié et j'avançais telle une autruche, mais j'avançais.
La première année de mariage a donc été chaotique. J'ai déchanté quand je me suis rendue compte du manque de soutien de mon mari par rapport à mes beaux-parents. Il était entre le marteau et l'enclume. Il y avait moi d'une part qui piquais mes crises et il y avait ses parents qui l'avaient élevé comme un semi dieu. Je ne demandais certainement pas qu'il se dispute, de ça j'en ai discuté des heures et des heures avec lui. Je demandais juste qu'il exige un peu de respect vis-à-vis de moi. J'étais quand même celle qu'il avait choisie d'aimer pour la vie... Mon mari est quelqu'un qui ne sait pas prendre position. Il déteste le conflit et quand il y est confronté, il fuit.
Ca me faisait une belle jambe.
Durant cette première année, j'ai refait quelques fois ma valise. Mais à y repenser, je ne savais pas ce qui me plaisait le plus. Quitter mon mari ou retourner chez ma mère... Le choix a donc vite été fait. Mais par la suite au lieu de subir mes beaux-parents et d'attendre que mon tendre époux ne prenne ma défense, j'ai décidé de ne plus les laisser faire et de leur répondre du tac au tac. Mais pourquoi ne l'ai-je pas fait avant me direz-vous? Mais parce j'ai été élevée dans le respect de la personna âgée. La remettre à sa place m'aurait coûté beaucoup d'énergie émotionnellement. Quand ma grand-mère me faisait la morale, j'ai toujours hoché la tête, même si je pensais autre chose. On en revient toujours au même point qui a gâché ma vie, l'éducation!
jeudi 15 avril 2010
Me voilà donc mariée. La vie devant moi. J'ai fait l'impasse de tout ce qui s'était passé avant. Obligé, sinon, je n'aurais pas su avancer. On ne sait pas avancar dans le regret, avec les remords qui vous rongent le coeur et qui vous rappelle constamment que vous avez été stupide, immobile, abrutie... Oublier donc, avancer, être heureuse, telle était ma quête.
Mon mari est attentionné, gentil, il m'aime. Franchement... je n'en reviens pas encore. Il a surmonté mes parents. Pourtant dieu sait qu'ils ne l'ont pas ménagé. Une fois, pendant que nous étions dans le living, ma mère piquait sa crise dans la salle de bain qui est entre deux étages. Comme s'il ne l'entendait pas.. Quand il venait à la maison après le boulot, nous regardions Rai1 tous ensemble (terrible comme soirées en amoureux non?) sur le divan. Le divan étant nouveau et en cuir, sans le faire exprès, nos bassins glissaient vers l'avant ce qui nous donnaient un air avachi. Quand il partait, j'avais droit à une crise parce que je me couchais sur son divan avec mon fiancé. Comme si j'allais attendre d'être en leur compagnie pour me coucher avec "mon" fiancé!! Enfin soit, c'était juste pour que vous compreniez la situation.
Donc, me voilà mariée, la vie est belle, mon mari est attentionné...
Une donnée dont j'avais complètement fait abstraction allait ternir le début du mariage... les beaux-parents!! Alors eux, après tout ce que j'avais enduré, ils n'allaient pas me faire chier!
Il faut savoir qu'ils ont eu mon époux vers 40 ans et qu'il était le "petite bébé" de ses parents (il s'est marié à 26 ans quand même!). Il était leur raison de vivre. Avant que je ne débarque dans leur vie, celle-ci était rythmée au rythme de mon époux. Le matin, il avait son petit déjeuner au lit avec jus d'orange pressé, s'il vous plaît. Ils attendaient l'heure du midi que leur fils rentre. Un repas chaud était déjà servi quand il rentrait. Et idem pour le soir. Entre les repas, quand leur fils, n'était pas là, aucune conversation. Ils ont vite perdu le sens de la communication. Je crois que c'est de là que vient le manque de communication de mon époux. Il est incapable de communiquer ni ses envies, ni ses sentiments, ni rien du tout. Je dois tout deviner, ça m'épuise. Les gens qui ne parlent pas clairement m'épuisent.
Donc voilà, je passe du statut de compagne de leur fils à la voleuse de fils. Ils m'en veulent. Mais, ils sont très subtils. Ils me font des remarques quand je suis seule, jamais devant lui. Ils me font enrager, mais comme je n'ai pas de témoin c'est difficile de raconter. Quand j'en parlais à mon époux, il me disait "Mais t'es sûre?? T'as du mal interpréter, mes parents sont des gens formidables." Il faut dire qu'elle avait l'apparence de Mamie Nova avec son air angélique et comme elle était très malade, elle passait pour la pauvre, pauvre, belle-mère qui n'avait pas eu de chance avec sa belle-fille. Franchement, c'était le cadet de mes soucis.
Mais.... tout cela a fait que j'ai vite déchanté. L'illusion disparaissait. Je ne l'admettais pas encore, mais je sais qu'en mon fort intérieur je regrettais déjà. Car j'avais toujours cette idée en tête: je n'ai pas laisser passer les dix ans!
Mon mari est attentionné, gentil, il m'aime. Franchement... je n'en reviens pas encore. Il a surmonté mes parents. Pourtant dieu sait qu'ils ne l'ont pas ménagé. Une fois, pendant que nous étions dans le living, ma mère piquait sa crise dans la salle de bain qui est entre deux étages. Comme s'il ne l'entendait pas.. Quand il venait à la maison après le boulot, nous regardions Rai1 tous ensemble (terrible comme soirées en amoureux non?) sur le divan. Le divan étant nouveau et en cuir, sans le faire exprès, nos bassins glissaient vers l'avant ce qui nous donnaient un air avachi. Quand il partait, j'avais droit à une crise parce que je me couchais sur son divan avec mon fiancé. Comme si j'allais attendre d'être en leur compagnie pour me coucher avec "mon" fiancé!! Enfin soit, c'était juste pour que vous compreniez la situation.
Donc, me voilà mariée, la vie est belle, mon mari est attentionné...
Une donnée dont j'avais complètement fait abstraction allait ternir le début du mariage... les beaux-parents!! Alors eux, après tout ce que j'avais enduré, ils n'allaient pas me faire chier!
Il faut savoir qu'ils ont eu mon époux vers 40 ans et qu'il était le "petite bébé" de ses parents (il s'est marié à 26 ans quand même!). Il était leur raison de vivre. Avant que je ne débarque dans leur vie, celle-ci était rythmée au rythme de mon époux. Le matin, il avait son petit déjeuner au lit avec jus d'orange pressé, s'il vous plaît. Ils attendaient l'heure du midi que leur fils rentre. Un repas chaud était déjà servi quand il rentrait. Et idem pour le soir. Entre les repas, quand leur fils, n'était pas là, aucune conversation. Ils ont vite perdu le sens de la communication. Je crois que c'est de là que vient le manque de communication de mon époux. Il est incapable de communiquer ni ses envies, ni ses sentiments, ni rien du tout. Je dois tout deviner, ça m'épuise. Les gens qui ne parlent pas clairement m'épuisent.
Donc voilà, je passe du statut de compagne de leur fils à la voleuse de fils. Ils m'en veulent. Mais, ils sont très subtils. Ils me font des remarques quand je suis seule, jamais devant lui. Ils me font enrager, mais comme je n'ai pas de témoin c'est difficile de raconter. Quand j'en parlais à mon époux, il me disait "Mais t'es sûre?? T'as du mal interpréter, mes parents sont des gens formidables." Il faut dire qu'elle avait l'apparence de Mamie Nova avec son air angélique et comme elle était très malade, elle passait pour la pauvre, pauvre, belle-mère qui n'avait pas eu de chance avec sa belle-fille. Franchement, c'était le cadet de mes soucis.
Mais.... tout cela a fait que j'ai vite déchanté. L'illusion disparaissait. Je ne l'admettais pas encore, mais je sais qu'en mon fort intérieur je regrettais déjà. Car j'avais toujours cette idée en tête: je n'ai pas laisser passer les dix ans!
Une autre personne très importante a fait irruption da ma vie. Une amie que j'ai également rentontré dans cette même école. Quelqu'un tout à fait à l'opposé de ce que je suis. Extravertie à l'extrême, d'uns sensibilité extrême également, déshinibée comme c'est pas permis. Grâce à elle, j'ai rigolé, j'ai oublié qui j'étais.
Peu de personne ont compris cette relation parce qu'il faut dire qu'elle avait l'art d'agacer le monde . Mes parents, certainement pas. Mon amoureux de l'époque non plus; il la trouvait trop extravagante, envahissante, emmerdeuse. C'est vrai, elle était tout ça, mais ce sont tous ses traits de caractère qui faisaient qu'elle apportait de l'oxygène à ma vie. Elle non plus ne comprenait pas mon mode de vie. Elle était libre de faire tout ce qu'elle voulait. Elle sortait quand elle en avait envie, elle avait tout un étage chez ses parents où elle invitait son copain de l'époque à venir dormir. Et moi, à côté de ça, je passais pour la nonne de service. Non pas que j'aurais voulu copier son mode de vie, il était trop extrême pour moi. Mais un peu plus de nuance dans ma vie, aurait été de bonne augure.
Pour les examens, on avait décidé qu'on étudierait ensemble, qu'on se donnerait mutuellement un coup de main. Elle a voulu à maintes reprises m'inviter à aller étudier chez elle et à passer la nuit chez elle. Refus catégorique (je me demande pourquoi je l'écris encore, pendant toute ma vie je n'ai eu que des refus face à ce genre de demande). Comme j'insistais quand même, j'ai été autorisée à l'inviter à dormir à la maison. Je peux vous dire que je n'ai plus jamais réitéré l'invitation. Mes parents ne sont vraiment pas des personnes qui savent recevoir. Tout les dérangeait. Elle parlait trop, elle était trop libre, elle montait et descendait les escalier beaucoup trop à leur goût et comble de l'horreur, elle passait beaucoup trop de temps dans la salle de bain et n'avait même pas essuyé les parois de la douche après s'être lavée... LA HONTE!! Je ne sais pas si elle s'en est rendue compte ou si par respect pour moi elle n'a rien laissé paraître, mais plus jamais je n'ai invité qui que ce soit à venir dormir chez moi.
Je l'ai aussi perdue de vue après ma rétho. Il faut dire que la vie qui m'attendait ne laissait pas de place à ma vie d'avant. L'abrutissement allait commencer.
Peu de personne ont compris cette relation parce qu'il faut dire qu'elle avait l'art d'agacer le monde . Mes parents, certainement pas. Mon amoureux de l'époque non plus; il la trouvait trop extravagante, envahissante, emmerdeuse. C'est vrai, elle était tout ça, mais ce sont tous ses traits de caractère qui faisaient qu'elle apportait de l'oxygène à ma vie. Elle non plus ne comprenait pas mon mode de vie. Elle était libre de faire tout ce qu'elle voulait. Elle sortait quand elle en avait envie, elle avait tout un étage chez ses parents où elle invitait son copain de l'époque à venir dormir. Et moi, à côté de ça, je passais pour la nonne de service. Non pas que j'aurais voulu copier son mode de vie, il était trop extrême pour moi. Mais un peu plus de nuance dans ma vie, aurait été de bonne augure.
Pour les examens, on avait décidé qu'on étudierait ensemble, qu'on se donnerait mutuellement un coup de main. Elle a voulu à maintes reprises m'inviter à aller étudier chez elle et à passer la nuit chez elle. Refus catégorique (je me demande pourquoi je l'écris encore, pendant toute ma vie je n'ai eu que des refus face à ce genre de demande). Comme j'insistais quand même, j'ai été autorisée à l'inviter à dormir à la maison. Je peux vous dire que je n'ai plus jamais réitéré l'invitation. Mes parents ne sont vraiment pas des personnes qui savent recevoir. Tout les dérangeait. Elle parlait trop, elle était trop libre, elle montait et descendait les escalier beaucoup trop à leur goût et comble de l'horreur, elle passait beaucoup trop de temps dans la salle de bain et n'avait même pas essuyé les parois de la douche après s'être lavée... LA HONTE!! Je ne sais pas si elle s'en est rendue compte ou si par respect pour moi elle n'a rien laissé paraître, mais plus jamais je n'ai invité qui que ce soit à venir dormir chez moi.
Je l'ai aussi perdue de vue après ma rétho. Il faut dire que la vie qui m'attendait ne laissait pas de place à ma vie d'avant. L'abrutissement allait commencer.
mercredi 14 avril 2010
Heureusement, dans ma vie, j'ai fait quelques rencontres qui m'ont aidée à libérer mon esprit de temps à autres. Je n'en ai pas faites beaucoup, peut-être à cause de mon caractère introverti ou peut-être étais-je introvertie à cause de mon éducation.. bref ici c'est l'histoire de la poule et de l'oeuf.
Quand j'ai fini mes primaires, mon professeur avait glissé à ma mère que la partie humanité de l'école n'était pas de très haut niveau et que vu mes capacités il était préférable de me changer d'école. A l'époque, j'avais une grande cousine qui commençait son régendat dans une école de la Ville, ma maman lui a fait confiance et voilà qu'elle m'inscrit dans cette école (il y avait une partie humanités). A 13 ans, pour y aller, je devais prendre le tram et marcher dans un quartier "peu fréquentable". Je m'y suis bien plue, mes études s'y déroulaient à merveille et j'avais des amis avec qui je me sentais bien. Il est vrai que la majorité des élèves étaient d'origine maghrébine, grecque et espagnole. Cela ne plaisait pas beaucoup à mes parents. A la fin de ma 3ème année, ils décident donc de me changer d'école sans me demander mon avis. De toute façon, ils ne m'ont jamais demandé mon avis. Ils partaient du principe que tout ce qu'ils faisaient, ils le faisaient pour mon bien. Me voilà donc en 4ème dans une école hupée non loin de mon domicile. J'ai détesté cette école. Je n'ai jamais su m'y intégrer et avec le recul, je crois que j'ai refusé de m'y intégrer. Je venais d'une école où on rigolait à gorge déployée, où tout le monde disait ce qu'il pensait, où il y avait un brassage de cultures tellement enrichissant que j'adorais. Tout n'y était pas toujours calme, mais je m'y sentais bien. Et je me retrouve dans cette école où je dois porter l'uniforme. Dès le premier jour, j'observe des clans de jeunes filles qui me dévisagent sans venir vers moi. Qui se donnent rendez-vous le week-end pour aller prendre le thé... bref, vraiment peu pour moi. J'y ai raté une fois ma 4ème et une fois ma 5ème. J'y étais tellement mal, que ma prof d'anglais, la seule que j'aimais bien et avec qui j'avais une relation particulière (faut dire que je me débrouillais vraiment pas mal à son cours) m'avait avoué qu'en conseil de classe, les professeurs se demandaient si je ne me droguais pas tellement j'étais pâle. C'est vrai que je partais tous les matins avec une boule au ventre et que j'avais envie de vomir.
J'ai commencé à me libérer et à penser que j'étais digne d'intérêt quand j'ai intégré une ènième nouvelle et dernière école en humanités. Le 2 plus belles années de ma vie et probablement les dernières. J'y ai redécouvert des personnes simples qui avaient des activités simples, beaucoup plus proches de ce que j'étais. C'est dans cette école que j'ai fait la rencontre la plus importante et qui a bouleversé ma vie. Il m'a appris l'amour inconditionnel. Il m'a aimée comme jamais je n'ai été aimée. Grâce à lui j'ai commencé à me rebeller. Nous avons passé deux années exceptionnelles. La seule chose, c'est qu'il n'imaginait pas et il ne pouvait s'imaginer la tension qui régnait à la maison. A la maison, c'était du jamais vu pour mes parents. Leur fille était amoureuse et ils n'avaient pas d'emprise. Comme au moyen-âge, ils auraient voulu que je demande leur approbation. Ils auraient voulu choisir à ma place, en me disant non celui-la je ne l'aime pas, non celui-là non plus, celui-ci peut-etre bien, faut voir..... Parce que c'était comme ça qu'avait procédé ma grand-mère avec ma mère.... Donc le fait que je sorte avec ce garçon les contrariat très fort. J'avais constamment des "Et si des gens te voient main dans la main dans la rue?" et des "Mais tu te rends compte?? Ses parents sont divorcés!!" , des "mais il est belge". Comme si le fait de se tenir main dans la main à 18 ans était quelque chose d'obcène. Mais là encore c'était la peur du qu'en dira-t-on qui les faisait agir. J'avais envie de leur jeter ma rage à la figure et de leur dire "Mais vos gueules!!! Si vous vouliez que j'épouse un italien, fallait pas vivre en Belgique!!". Dieu sait que je me suis battue, que je les ai envoyé chier, que j'ai pleuré de rage, de tristesse. Heureusement pour moi, pour nous, ces deux années ont été ponctuées par des grèves scolaires très très longues. Nous avons donc pu ainsi profiter l'un de l'autre sans que je doive m'occuper de mes parents. Bien sûr, ils me laissaient des tâches ménagères à la maison pour pouvoir me canaliser. Mais je les faisais très très vite le matin, de façon à être libre l'après-midi. Et comme ils travaillaient tous les deux, tout ce qu'ils ne savaient pas, ils n'avaient pas mal au ventre.
Voilà donc, ces deux années ont été pour moi un vrai bouleversement. Je devais gérer mon amour à qui de ne disais pas tout parce que j'avais honte de ce qui se passait chez moi et que je ne voulais pas le vexer en lui avouant tout ce qui s'y disait et mes parents qui avaient une telle emprise psychologique sur moi. Quand j'y repense, je me dis que c'était vraiment surréaliste.
Mais toute chose a une fin. La fin de la rhéto est arrivée à une vitesse... Là j'ai commencé à paniquer. Je n'avais pas le droit de faire des études supérieures et lui allait sans doute aller à l'université. Nous n'allions plus nous voir les journées et je n'avais plus la force (j'avais tellement besoin de sérénité) de me battre pour quelques heures que nous aurions volées pendant le week-end. J'ai commencé alors à me faire des films en me disant que dans ces conditions, il allait vite m'oublier, qu'il allait être tenté par d'autres filles, que de toute façon cette relation était vouée à l'échec. Voilà, comment une vie bascule! J'ai donc pris les devants, la mort dans l'âme et nous nous sommes quittés. Ses dernières paroles étaient "Dans 10 ans, si tu n'es pas encore mariée, je reviendrai te chercher". Il n'est jamais venu me chercher...
Quand j'ai fini mes primaires, mon professeur avait glissé à ma mère que la partie humanité de l'école n'était pas de très haut niveau et que vu mes capacités il était préférable de me changer d'école. A l'époque, j'avais une grande cousine qui commençait son régendat dans une école de la Ville, ma maman lui a fait confiance et voilà qu'elle m'inscrit dans cette école (il y avait une partie humanités). A 13 ans, pour y aller, je devais prendre le tram et marcher dans un quartier "peu fréquentable". Je m'y suis bien plue, mes études s'y déroulaient à merveille et j'avais des amis avec qui je me sentais bien. Il est vrai que la majorité des élèves étaient d'origine maghrébine, grecque et espagnole. Cela ne plaisait pas beaucoup à mes parents. A la fin de ma 3ème année, ils décident donc de me changer d'école sans me demander mon avis. De toute façon, ils ne m'ont jamais demandé mon avis. Ils partaient du principe que tout ce qu'ils faisaient, ils le faisaient pour mon bien. Me voilà donc en 4ème dans une école hupée non loin de mon domicile. J'ai détesté cette école. Je n'ai jamais su m'y intégrer et avec le recul, je crois que j'ai refusé de m'y intégrer. Je venais d'une école où on rigolait à gorge déployée, où tout le monde disait ce qu'il pensait, où il y avait un brassage de cultures tellement enrichissant que j'adorais. Tout n'y était pas toujours calme, mais je m'y sentais bien. Et je me retrouve dans cette école où je dois porter l'uniforme. Dès le premier jour, j'observe des clans de jeunes filles qui me dévisagent sans venir vers moi. Qui se donnent rendez-vous le week-end pour aller prendre le thé... bref, vraiment peu pour moi. J'y ai raté une fois ma 4ème et une fois ma 5ème. J'y étais tellement mal, que ma prof d'anglais, la seule que j'aimais bien et avec qui j'avais une relation particulière (faut dire que je me débrouillais vraiment pas mal à son cours) m'avait avoué qu'en conseil de classe, les professeurs se demandaient si je ne me droguais pas tellement j'étais pâle. C'est vrai que je partais tous les matins avec une boule au ventre et que j'avais envie de vomir.
J'ai commencé à me libérer et à penser que j'étais digne d'intérêt quand j'ai intégré une ènième nouvelle et dernière école en humanités. Le 2 plus belles années de ma vie et probablement les dernières. J'y ai redécouvert des personnes simples qui avaient des activités simples, beaucoup plus proches de ce que j'étais. C'est dans cette école que j'ai fait la rencontre la plus importante et qui a bouleversé ma vie. Il m'a appris l'amour inconditionnel. Il m'a aimée comme jamais je n'ai été aimée. Grâce à lui j'ai commencé à me rebeller. Nous avons passé deux années exceptionnelles. La seule chose, c'est qu'il n'imaginait pas et il ne pouvait s'imaginer la tension qui régnait à la maison. A la maison, c'était du jamais vu pour mes parents. Leur fille était amoureuse et ils n'avaient pas d'emprise. Comme au moyen-âge, ils auraient voulu que je demande leur approbation. Ils auraient voulu choisir à ma place, en me disant non celui-la je ne l'aime pas, non celui-là non plus, celui-ci peut-etre bien, faut voir..... Parce que c'était comme ça qu'avait procédé ma grand-mère avec ma mère.... Donc le fait que je sorte avec ce garçon les contrariat très fort. J'avais constamment des "Et si des gens te voient main dans la main dans la rue?" et des "Mais tu te rends compte?? Ses parents sont divorcés!!" , des "mais il est belge". Comme si le fait de se tenir main dans la main à 18 ans était quelque chose d'obcène. Mais là encore c'était la peur du qu'en dira-t-on qui les faisait agir. J'avais envie de leur jeter ma rage à la figure et de leur dire "Mais vos gueules!!! Si vous vouliez que j'épouse un italien, fallait pas vivre en Belgique!!". Dieu sait que je me suis battue, que je les ai envoyé chier, que j'ai pleuré de rage, de tristesse. Heureusement pour moi, pour nous, ces deux années ont été ponctuées par des grèves scolaires très très longues. Nous avons donc pu ainsi profiter l'un de l'autre sans que je doive m'occuper de mes parents. Bien sûr, ils me laissaient des tâches ménagères à la maison pour pouvoir me canaliser. Mais je les faisais très très vite le matin, de façon à être libre l'après-midi. Et comme ils travaillaient tous les deux, tout ce qu'ils ne savaient pas, ils n'avaient pas mal au ventre.
Voilà donc, ces deux années ont été pour moi un vrai bouleversement. Je devais gérer mon amour à qui de ne disais pas tout parce que j'avais honte de ce qui se passait chez moi et que je ne voulais pas le vexer en lui avouant tout ce qui s'y disait et mes parents qui avaient une telle emprise psychologique sur moi. Quand j'y repense, je me dis que c'était vraiment surréaliste.
Mais toute chose a une fin. La fin de la rhéto est arrivée à une vitesse... Là j'ai commencé à paniquer. Je n'avais pas le droit de faire des études supérieures et lui allait sans doute aller à l'université. Nous n'allions plus nous voir les journées et je n'avais plus la force (j'avais tellement besoin de sérénité) de me battre pour quelques heures que nous aurions volées pendant le week-end. J'ai commencé alors à me faire des films en me disant que dans ces conditions, il allait vite m'oublier, qu'il allait être tenté par d'autres filles, que de toute façon cette relation était vouée à l'échec. Voilà, comment une vie bascule! J'ai donc pris les devants, la mort dans l'âme et nous nous sommes quittés. Ses dernières paroles étaient "Dans 10 ans, si tu n'es pas encore mariée, je reviendrai te chercher". Il n'est jamais venu me chercher...
mardi 13 avril 2010
Mon mari et moi nous sommes rencontrés le 06 décembre 1994 et nous nous sommes mariés civilement le 09 mars 1996 et à l'église le 16 mars 1996.
Pour la saint-valentin 1996, mon futur époux voulait que nous allions à Londres... la saint-valentin, le 14 février, juste 1 mois avant le mariage...
Les tensions étant fortes à la maison, les préparatifs du mariage, mes parents n'ayant pas encore accepté mon futur (fils d'ouvriers divorcés, la belle blague) je décline l'offre. Il m'en veut de ne pas essayer de demander. Il insiste et j'essaie.... La réponse est un non catégorique. Il faut dire que je n'ai plus envie de me battre avec eux, pas un mois avant le mariage. La libération est trop proche. Bref, nous sommes sous tension tous les deux et une grosse dispute explose. Un mois avant le mariage..... Ils avaient peur qu'il ne m'enlève ma virginité, mon dieu, s'ils savaient. Encore aujourd'hui, ils ne veulent pas savoir ce que j'ai fait avant le mariage, si, si!
Je vous ai donc dit qu'on s'est mariés civilement le 09 mars 1996. Nous avons fêté ça comme il se doit. Mon mari pensait qu'après la fête, nous rentrerions tous les deux à la maison, hihi, que nenni. Il nous a fallu attendre la semaine d'après pour aménager ensemble!! Et encore, s'ils avaient pu exiger que je reste à la maison, j'y serais encore. Comme dans la pub: "Mais comment, tu n'as pas encore 40 ans et tu veux te marier!!"....
Le 16, je suis dans ma chambre, je me prépare, la coiffeuse est venue, on m'aide à m'habiller, j'ai deux jupons, une robe blanche de princesse, très jolie mais encombrante et en dernier lieu j'enfile mes chaussures. Ma mère.... la dernière chose qu'elle aie fait pour me faire chier c'est de balancer par dessus la rampe d'escaliers la boite des chaussures qui "trainait" dans la chambre. Je vous le jure!
Quand je me suis mariée je m'étais jurée qu'elle pleurerait pour me voir après. Une fois chez moi, j'étais paisible, je ne la voyais plus piquer ses crises, pleurer de colère, donc ça ne me faisait plus ni chaud ni froid. Et comme elle me connait un peu quand même, quand je téléphonais pour prendre des nouvelles, elle n'osait plus trop me faire de remarque sinon elle savait qu'elle aurait dû ramer pour avoir un autre coup de fil. Donc pendant mes premières années de mariage elle s'est tenue à carreau et nos relations se sont un peu apaisées. Mais chassez le naturel, il revient au galop!
Pour la saint-valentin 1996, mon futur époux voulait que nous allions à Londres... la saint-valentin, le 14 février, juste 1 mois avant le mariage...
Les tensions étant fortes à la maison, les préparatifs du mariage, mes parents n'ayant pas encore accepté mon futur (fils d'ouvriers divorcés, la belle blague) je décline l'offre. Il m'en veut de ne pas essayer de demander. Il insiste et j'essaie.... La réponse est un non catégorique. Il faut dire que je n'ai plus envie de me battre avec eux, pas un mois avant le mariage. La libération est trop proche. Bref, nous sommes sous tension tous les deux et une grosse dispute explose. Un mois avant le mariage..... Ils avaient peur qu'il ne m'enlève ma virginité, mon dieu, s'ils savaient. Encore aujourd'hui, ils ne veulent pas savoir ce que j'ai fait avant le mariage, si, si!
Je vous ai donc dit qu'on s'est mariés civilement le 09 mars 1996. Nous avons fêté ça comme il se doit. Mon mari pensait qu'après la fête, nous rentrerions tous les deux à la maison, hihi, que nenni. Il nous a fallu attendre la semaine d'après pour aménager ensemble!! Et encore, s'ils avaient pu exiger que je reste à la maison, j'y serais encore. Comme dans la pub: "Mais comment, tu n'as pas encore 40 ans et tu veux te marier!!"....
Le 16, je suis dans ma chambre, je me prépare, la coiffeuse est venue, on m'aide à m'habiller, j'ai deux jupons, une robe blanche de princesse, très jolie mais encombrante et en dernier lieu j'enfile mes chaussures. Ma mère.... la dernière chose qu'elle aie fait pour me faire chier c'est de balancer par dessus la rampe d'escaliers la boite des chaussures qui "trainait" dans la chambre. Je vous le jure!
Quand je me suis mariée je m'étais jurée qu'elle pleurerait pour me voir après. Une fois chez moi, j'étais paisible, je ne la voyais plus piquer ses crises, pleurer de colère, donc ça ne me faisait plus ni chaud ni froid. Et comme elle me connait un peu quand même, quand je téléphonais pour prendre des nouvelles, elle n'osait plus trop me faire de remarque sinon elle savait qu'elle aurait dû ramer pour avoir un autre coup de fil. Donc pendant mes premières années de mariage elle s'est tenue à carreau et nos relations se sont un peu apaisées. Mais chassez le naturel, il revient au galop!
Oui, j'ai été complètement abrutie. Ce qui me révolte le plus au jour d'aujourd'hui, c'est que je ne me suis jamais vraiment révoltée. Je les ai toujours laisser mener ma vie. Ah, ils étaient fiers, mes parents. Ils avaient de l'autorité sur leurs enfants. Des enfants qui ont fait des études, qui travaillent, qui leur donnent leur salaire (comme ça se faisait du temps de mes grands-parents et des mes arrières-grands-parents).... Ils étaient fiers que leur fille se marie en bonne et due forme. Rien qu'à écrire ces lignes, j'ai envie de vomir, tellement je me trouve conne de tout avoir accepté.
Mais je me trompe... Il n'y a que moi qui ai dû aller travailler après ma rétho, il n'y a que moi qui ai dû donner mon salaire, il n'y a que moi qui n'ai jamais pu aller nulle part.
Je n'en veux pas à ma soeur, c'est un peu moi qui ai mené le combat pour que les portes lui soient ouvertes.
Je leur en veux à eux de lui avoir permis de faire des études supérieures en cours du jour, je leur en veux de lui avoir permis de mettre son argent sur un compte à elle, je leur en veux de lui avoir permis d'aller plusieurs fois aux sports d'hiver avec des copains. Et je ne vous raconte même pas leur fierté quand ma soeur leur a présenté son mari actuel, un ingénieur fils d'un professeur gynécologue... Je trouve ça injuste et plus j'y pense, plus j'ai envie de les trucider.
Enfin, je vais quand même vous livrer la suite.
Pendant mes études en cours du soir, alors que j'étais en totale létargie, une amie m'invite à une soirée "jeux de société" ... wouw super mes soirées, hein?
Elle habite à l'autre bout de Bruxelles et comme je n'ai pas encore le permis de conduire, elle propose qu'un de ses amis qui habite près de chez moi vienne me chercher, ce que j'accepte volontiers. Je ne savais pas que j'allais ouvrir la porte à mon mari.
Un peu plus d'un an plus tard, le mariage était scellé. Je ne vous cache pas que mes parents lui en ont aussi fait voir de toutes les couleurs. Les hommes que j'ai rencontrés devaient vraiment m'aimer pour vouloir continuer leur route avec moi. Parce que, croyez-moi, quand mes parents s'y mettent ce sont des obstacles de taille! J'ai dû les menacer de quitter la maison pour qu'ils se calment. Parce que si je mettais mes menaces à exécution, leur petite vie parfaite qu'ils montraient au monde aurait eu un coup dans l'aile!
Vous me croyez si je vous dis que la première chose que j'ai faite en rentrant la première fois chez moi, c'est de balancer mon sac sur le fauteuil et de mettre mes pieds sur la table du salon juste pour jouir d'un moment paisible sans craindre de me faire disputer pour quelque raison que ce soit?
Franchement tout cela est d'un pathétique.
Mais je me trompe... Il n'y a que moi qui ai dû aller travailler après ma rétho, il n'y a que moi qui ai dû donner mon salaire, il n'y a que moi qui n'ai jamais pu aller nulle part.
Je n'en veux pas à ma soeur, c'est un peu moi qui ai mené le combat pour que les portes lui soient ouvertes.
Je leur en veux à eux de lui avoir permis de faire des études supérieures en cours du jour, je leur en veux de lui avoir permis de mettre son argent sur un compte à elle, je leur en veux de lui avoir permis d'aller plusieurs fois aux sports d'hiver avec des copains. Et je ne vous raconte même pas leur fierté quand ma soeur leur a présenté son mari actuel, un ingénieur fils d'un professeur gynécologue... Je trouve ça injuste et plus j'y pense, plus j'ai envie de les trucider.
Enfin, je vais quand même vous livrer la suite.
Pendant mes études en cours du soir, alors que j'étais en totale létargie, une amie m'invite à une soirée "jeux de société" ... wouw super mes soirées, hein?
Elle habite à l'autre bout de Bruxelles et comme je n'ai pas encore le permis de conduire, elle propose qu'un de ses amis qui habite près de chez moi vienne me chercher, ce que j'accepte volontiers. Je ne savais pas que j'allais ouvrir la porte à mon mari.
Un peu plus d'un an plus tard, le mariage était scellé. Je ne vous cache pas que mes parents lui en ont aussi fait voir de toutes les couleurs. Les hommes que j'ai rencontrés devaient vraiment m'aimer pour vouloir continuer leur route avec moi. Parce que, croyez-moi, quand mes parents s'y mettent ce sont des obstacles de taille! J'ai dû les menacer de quitter la maison pour qu'ils se calment. Parce que si je mettais mes menaces à exécution, leur petite vie parfaite qu'ils montraient au monde aurait eu un coup dans l'aile!
Vous me croyez si je vous dis que la première chose que j'ai faite en rentrant la première fois chez moi, c'est de balancer mon sac sur le fauteuil et de mettre mes pieds sur la table du salon juste pour jouir d'un moment paisible sans craindre de me faire disputer pour quelque raison que ce soit?
Franchement tout cela est d'un pathétique.
Lorsque j'arrive à 17 ans dans une nouvelle école, je tombe éperdument amoureuse d'un garçon.
Enfin, c'est lui qui me repère la première mais ça n'a pas beaucoup d'importance pour l'histoire.
Il est fou amoureux de moi, il a envie de faire plein de choses, il m'aime tout court.
Il est souvent contrarié par mon manque de liberté (je suis quand même presque majeure), mais son amour est tellement grand qu'il passe outre.
Le hic.... ses parents sont divorcés, il n'est pas italien et mes envies de liberté grandissent avec lui. J'ose quelques révoltes à la maison. Même si celles-ci ne sont pas à la hauteur de ce qu'elles devraient être. Mais c'est quand même beaucoup trop pour mes parents qui ne voient pas cette relations d'un très bon oeil.
Cet amour a tenu 2 ans, pas plus, malgré l'amour inconditionnel que nous nous portions.
La tension était trop forte. Le harcèlement psychologique dont je faisais l'objet était beaucoup trop fort pour moi.
Lorsque ma rétho fut terminée, j'ai pris la décision qui me semblait être la meilleure à l'époque. Le quitter.
Je m'en suis mordu les doigts peu de temps après. Certes dans un premier temps, le calme était revenu à la maison. J'avais retrouvé la sérénité. Mais....
Comme je vous le disais, j'avais en main mon diplôme de rétho.
Mes parents avaient estimé que comme j'avais raté 2 années pendant mes études, il n'était pas question de faire des études universitaires. J'avais laissé passer ma chance.
Il fallait que je trouve tout de suite un travail. Si je voulais faire des études, je devais les faire à l'école du soir.
Pour mes parents il n'était pas question de rester à fainéanter à la maison, j'ai donc trouvé un job onem dès le mois d'août. Mes cours de secrétariat de direction devaient débuter dès le mois de septembre.
Pendant 3 ans, j'ai enchaîné jobs où je finissais mes journées à 18h00, puis je devais prendre les transports en commun pour me rendre aux cours et je rentrais à la maison vers 21h00.
A la maison, je soupais et j'allais me coucher.
Le week-end, seuls jours où je pouvais réviser mes cours, le ménage primait avant tout.
Et pas n'importe comment... On nettoyait toujours comme s'il fallait tout désinfecter après une lourde maladie infectieuse.
Quand tout était propre, après inspection, je pouvais m'assoir et revoir mes cours....
Dois-je aussi vous dire, que la totalité de mon salaire,(si, si) était versé sur le compte bancaire de mes parents, et qu'ils prenaient jusqu'à mes chèques-repas?? Ils me donnaient généreusement 3000 FB à l'époque par mois!!
Ces trois années, j'ai été comme anesthésiée. Pas le temps de penser. Allez de l'avant. De l'abrutissement oui!
Ces trois années m'ont aussi totalement isolée socialement. Quand je me suis réveillée, j'étais seule, dépressive, pas bien dans ma peau.
Mes parents: "Mais sors, vois des gens!"..
J'avais envie de le leur gueuler dessus "MAIS QUELS GENS?? JE N'AI PLUS D'AMIS DE MON AGE!!" Parce qu'aux cours du soir, on y rencontre des personnes d'âge mûr.
J'ai pensé alors à ce moment là à me remettre en contact avec ce garçon que j'avais laissé tomber. J'en avais besoin. Il me manquait terriblement. Mais... aah cet orgueil mal placé.. je me disais aussi que je l'avais tant fait soufrir, que je n'avais pas le droit de le déranger car il aurait certainement fait sa vie avec quelqu'un d'autre, qu'il m'enverrais paître. Il faut dire aussi qu'à ce moment là, on avait pas de gsm, pas internet et que lui n'avait pas le téléphone chez ses parents.
Mas je conçois que ce ne sont pas des excuses, j'aurais dû me déplacer.. et si et si....
Aujourd'hui je m'en veux de mon immobilisme. Il faut croire que j'ai été complètement abrutie.
Enfin, c'est lui qui me repère la première mais ça n'a pas beaucoup d'importance pour l'histoire.
Il est fou amoureux de moi, il a envie de faire plein de choses, il m'aime tout court.
Il est souvent contrarié par mon manque de liberté (je suis quand même presque majeure), mais son amour est tellement grand qu'il passe outre.
Le hic.... ses parents sont divorcés, il n'est pas italien et mes envies de liberté grandissent avec lui. J'ose quelques révoltes à la maison. Même si celles-ci ne sont pas à la hauteur de ce qu'elles devraient être. Mais c'est quand même beaucoup trop pour mes parents qui ne voient pas cette relations d'un très bon oeil.
Cet amour a tenu 2 ans, pas plus, malgré l'amour inconditionnel que nous nous portions.
La tension était trop forte. Le harcèlement psychologique dont je faisais l'objet était beaucoup trop fort pour moi.
Lorsque ma rétho fut terminée, j'ai pris la décision qui me semblait être la meilleure à l'époque. Le quitter.
Je m'en suis mordu les doigts peu de temps après. Certes dans un premier temps, le calme était revenu à la maison. J'avais retrouvé la sérénité. Mais....
Comme je vous le disais, j'avais en main mon diplôme de rétho.
Mes parents avaient estimé que comme j'avais raté 2 années pendant mes études, il n'était pas question de faire des études universitaires. J'avais laissé passer ma chance.
Il fallait que je trouve tout de suite un travail. Si je voulais faire des études, je devais les faire à l'école du soir.
Pour mes parents il n'était pas question de rester à fainéanter à la maison, j'ai donc trouvé un job onem dès le mois d'août. Mes cours de secrétariat de direction devaient débuter dès le mois de septembre.
Pendant 3 ans, j'ai enchaîné jobs où je finissais mes journées à 18h00, puis je devais prendre les transports en commun pour me rendre aux cours et je rentrais à la maison vers 21h00.
A la maison, je soupais et j'allais me coucher.
Le week-end, seuls jours où je pouvais réviser mes cours, le ménage primait avant tout.
Et pas n'importe comment... On nettoyait toujours comme s'il fallait tout désinfecter après une lourde maladie infectieuse.
Quand tout était propre, après inspection, je pouvais m'assoir et revoir mes cours....
Dois-je aussi vous dire, que la totalité de mon salaire,(si, si) était versé sur le compte bancaire de mes parents, et qu'ils prenaient jusqu'à mes chèques-repas?? Ils me donnaient généreusement 3000 FB à l'époque par mois!!
Ces trois années, j'ai été comme anesthésiée. Pas le temps de penser. Allez de l'avant. De l'abrutissement oui!
Ces trois années m'ont aussi totalement isolée socialement. Quand je me suis réveillée, j'étais seule, dépressive, pas bien dans ma peau.
Mes parents: "Mais sors, vois des gens!"..
J'avais envie de le leur gueuler dessus "MAIS QUELS GENS?? JE N'AI PLUS D'AMIS DE MON AGE!!" Parce qu'aux cours du soir, on y rencontre des personnes d'âge mûr.
J'ai pensé alors à ce moment là à me remettre en contact avec ce garçon que j'avais laissé tomber. J'en avais besoin. Il me manquait terriblement. Mais... aah cet orgueil mal placé.. je me disais aussi que je l'avais tant fait soufrir, que je n'avais pas le droit de le déranger car il aurait certainement fait sa vie avec quelqu'un d'autre, qu'il m'enverrais paître. Il faut dire aussi qu'à ce moment là, on avait pas de gsm, pas internet et que lui n'avait pas le téléphone chez ses parents.
Mas je conçois que ce ne sont pas des excuses, j'aurais dû me déplacer.. et si et si....
Aujourd'hui je m'en veux de mon immobilisme. Il faut croire que j'ai été complètement abrutie.
lundi 12 avril 2010
D'aussi loin que je me souvienne, mes parents ont toujours tout fait pour le "paraître".
Nous étions propres sur nous, nous avions des vêtements faits sur mesure, nous ne manquions de rien matériellement.
D'aussi loin que je me souvienne également, j'ai ce sentiment de manque d'oxygène. Surtout être irréprochable pour ne pas qu'on aie à dire quelque chose sur nous, faire attention à nos fréquentations de peur du qu'en dira-t-on, ne surtout pas s'enmouracher d'un fils de divorcé, ça ferait mauvais genre.... des comme ça, je pourrais vous en raconter des tonnes.
Que dire aussi des sorties.... Aaah les sorties!
Pas question d'aller se coucher chez une copine. Motif: "Tu as un lit à la maison, je ne vois pas pourquoi t'irais dormir ailleurs".
Les voyages scolaires permis si et seulement si il ne faut pas découcher. Je me souviens d'un voyage à Londres prévu de longue date. J'avais réussi à obtenir leur approbation.
La veille du départ, je m'entends dire que je n 'irais pas. Motif: les attentats à Londres.
Et le plus fort, je devais partir en retraite avec un professeur "converti" et d'autres élèves bien sûr. Je m'en faisais une joie. Le matin même du départ, ma mère me dit qu'elle ne ferait pas mes valises par ce qu'elle "avait peur"!!!
J'ai toujours vécu avec un sentiment d'injustice.
Dans ma vie actuelle, je suis une femme agréable, toujours de bonne humeur, je suis appréciée de mes collègues, de mes amis, j'ai l'air de quelqu'un de très épanoui avec son petit mari et ses trois adorables petites filles.
Balivernes, aujourd'hui, la coupe est pleine, je n'arrive plus à faire semblant et ma vie s'en ressent.
Je n'arrive plus à faire semblant avec ma mère et là c'est son humeur qui s'en ressent. Parfois, je n'ose même plus l'appeler pour prendre de ses nouvelles car c'est l'engueulade garantie.
Je sais ce que vous allez me dire. Je dois l'envoyer valser. Déjà fait! Mais que d'énergie!! Elle revient toujours avec ses "je ne t'ai pas élevée comme ça", ses "je ne sais pas ce que j'ai fait pour mériter ça"... bref l'horreur.
Nous étions propres sur nous, nous avions des vêtements faits sur mesure, nous ne manquions de rien matériellement.
D'aussi loin que je me souvienne également, j'ai ce sentiment de manque d'oxygène. Surtout être irréprochable pour ne pas qu'on aie à dire quelque chose sur nous, faire attention à nos fréquentations de peur du qu'en dira-t-on, ne surtout pas s'enmouracher d'un fils de divorcé, ça ferait mauvais genre.... des comme ça, je pourrais vous en raconter des tonnes.
Que dire aussi des sorties.... Aaah les sorties!
Pas question d'aller se coucher chez une copine. Motif: "Tu as un lit à la maison, je ne vois pas pourquoi t'irais dormir ailleurs".
Les voyages scolaires permis si et seulement si il ne faut pas découcher. Je me souviens d'un voyage à Londres prévu de longue date. J'avais réussi à obtenir leur approbation.
La veille du départ, je m'entends dire que je n 'irais pas. Motif: les attentats à Londres.
Et le plus fort, je devais partir en retraite avec un professeur "converti" et d'autres élèves bien sûr. Je m'en faisais une joie. Le matin même du départ, ma mère me dit qu'elle ne ferait pas mes valises par ce qu'elle "avait peur"!!!
J'ai toujours vécu avec un sentiment d'injustice.
Dans ma vie actuelle, je suis une femme agréable, toujours de bonne humeur, je suis appréciée de mes collègues, de mes amis, j'ai l'air de quelqu'un de très épanoui avec son petit mari et ses trois adorables petites filles.
Balivernes, aujourd'hui, la coupe est pleine, je n'arrive plus à faire semblant et ma vie s'en ressent.
Je n'arrive plus à faire semblant avec ma mère et là c'est son humeur qui s'en ressent. Parfois, je n'ose même plus l'appeler pour prendre de ses nouvelles car c'est l'engueulade garantie.
Je sais ce que vous allez me dire. Je dois l'envoyer valser. Déjà fait! Mais que d'énergie!! Elle revient toujours avec ses "je ne t'ai pas élevée comme ça", ses "je ne sais pas ce que j'ai fait pour mériter ça"... bref l'horreur.
Introduction
Bonjour,
Si j'ai créé ce blog, ce n'est pas tant que ma vie me paraisse si extradordinaire qu'elle soit digne d'être racontée, non. C'est juste que je le prends comme une thérapie, un besoin qui grandit de me raconter, d'exprimer des années de non-dits qui ont des répercussions catastrophiques sur ma vie, mes relations.
Je suis née en Belgique dans les années 70 dans une famille de fils d'immigrés italiens.
Mes grands-parents sont arrivés en Belgique après la deuxième guerre mondiale. Leur vie n'a pas été facile, l'eldorado promis n'était pas au rendez-vous.
Ma grand-mère travaillait en équipe dans des usines et mon grand-père a travaillé à la mine.
Ils ont eu 6 enfants et ma mère en était l'ainée. Chaque sou était divisé en 4 pour faire subsister la famille. Mais ils y sont arrivés.
Mon grand-père est décédé à l'âge de 62 ans de la maladie de la mine.
Ma mère étant l'aînée, c'est sur ces frêles épaules que reposaient la vie de famille, mes grands-parents travaillant très dur.
Très vite elle a été déscolarisée pour s'occuper de ses frères et soeurs.
Tout ça, je le comprends et ça me peine et je vais vous faire grâce de toute la vie de mes grands-parents et de mes parents.
Le grand fléau de ma vie a été la non adaptation de mes parents à la mentalité belge.
C'est le grand problème de tout immigré. Quand il arrive en terre d'accueil, il arrive avec sa mentalité et l'entretient.
Là où il y a un souci, c'est que dans leur pays, les mentalités évoluent et que leurs enfants doivent vivre dans un pays où les mentalités sont en totale contradiction avec leur mode de vie.
Bref, je m'emballe... je vais essayer de vous raconter.
Je disais donc que je suis née dans les années 70. Je suis la fille aînée. J'ai une autre soeur.
Je n'ai jamais manqué de rien, ça je ne peux vraiment pas dire.
Le seul souci, c'est que chez nous (j'entends dans ma famille: parents, soeur) on aime mais les marques d'affection ne sautent pas aux yeux. Je l'explique par le fait que ma mère ayant été responsabilisée très jeune et n'ayant elle-même pas reçu beaucoup d'affection, elle n'en a tout simplement pas les codes.
Et ça, dans ma vie d'adulte, c'est un vrai problème car... moi non plus je n'ai pas les codes.
Je suis arrivée à un stade de ma vie où je me rends compte que rien ne va. J'en veux à la terre entière, à ma mère, à mon mari, à mes enfants et finalement je me demande si le problème ne vient pas de moi. J'ai cru jusqu'il n'y pas longtemps que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes et finalement je me rends compte qu'il y a pleins de dysfonctionnements autour de moi. Dans ma vie de famille, dans les relations avec mes enfants, dans les relations avec mon mari. Ce que je vois ne correspond pas à ce que j'espérais. Mes grandes filles m'en veulent de m'emporter si facilement. Faut dire que je ne suis pas toujours bien et que leurs disputes continuelles qui se terminent en combats de katch m'expaspèrent au plus haut point. J'ai beau leur dire que si tout le monde se respectait on aurait une qualité de vie beaucoup plus agréable, rien n'y fait. Le matin, quand elles se réveillent, elles doivent se demander comment elles vont faire pour s'emmerder l'une l'autre. Mon mariage va à vaux l'eau et quant à mes relations avec mes parents, je ne vous en parle même pas.
J'ai tellement voulu être différente avec mes filles que ne l'a été ma mère (autorité militaire, pas droit à la parole, respect à outrance) que le résultat que j'ai réussi à avoir est que mes filles me prennent pour leur copine et que je dois souvent rétablir l'ordre hiérarchique. Je suis perdue, c'est épuisant et le pire, c'est que je sens qu'elles m'en veulent.
Je compte beaucoup sur ce blog pour faire apparaître des évidences au fur et à mesure de mes écrits, car pour l'instant tout se bouscule et je n'ai pas la lucidité nécessaire pour les faire apparaître.
Si j'ai créé ce blog, ce n'est pas tant que ma vie me paraisse si extradordinaire qu'elle soit digne d'être racontée, non. C'est juste que je le prends comme une thérapie, un besoin qui grandit de me raconter, d'exprimer des années de non-dits qui ont des répercussions catastrophiques sur ma vie, mes relations.
Je suis née en Belgique dans les années 70 dans une famille de fils d'immigrés italiens.
Mes grands-parents sont arrivés en Belgique après la deuxième guerre mondiale. Leur vie n'a pas été facile, l'eldorado promis n'était pas au rendez-vous.
Ma grand-mère travaillait en équipe dans des usines et mon grand-père a travaillé à la mine.
Ils ont eu 6 enfants et ma mère en était l'ainée. Chaque sou était divisé en 4 pour faire subsister la famille. Mais ils y sont arrivés.
Mon grand-père est décédé à l'âge de 62 ans de la maladie de la mine.
Ma mère étant l'aînée, c'est sur ces frêles épaules que reposaient la vie de famille, mes grands-parents travaillant très dur.
Très vite elle a été déscolarisée pour s'occuper de ses frères et soeurs.
Tout ça, je le comprends et ça me peine et je vais vous faire grâce de toute la vie de mes grands-parents et de mes parents.
Le grand fléau de ma vie a été la non adaptation de mes parents à la mentalité belge.
C'est le grand problème de tout immigré. Quand il arrive en terre d'accueil, il arrive avec sa mentalité et l'entretient.
Là où il y a un souci, c'est que dans leur pays, les mentalités évoluent et que leurs enfants doivent vivre dans un pays où les mentalités sont en totale contradiction avec leur mode de vie.
Bref, je m'emballe... je vais essayer de vous raconter.
Je disais donc que je suis née dans les années 70. Je suis la fille aînée. J'ai une autre soeur.
Je n'ai jamais manqué de rien, ça je ne peux vraiment pas dire.
Le seul souci, c'est que chez nous (j'entends dans ma famille: parents, soeur) on aime mais les marques d'affection ne sautent pas aux yeux. Je l'explique par le fait que ma mère ayant été responsabilisée très jeune et n'ayant elle-même pas reçu beaucoup d'affection, elle n'en a tout simplement pas les codes.
Et ça, dans ma vie d'adulte, c'est un vrai problème car... moi non plus je n'ai pas les codes.
Je suis arrivée à un stade de ma vie où je me rends compte que rien ne va. J'en veux à la terre entière, à ma mère, à mon mari, à mes enfants et finalement je me demande si le problème ne vient pas de moi. J'ai cru jusqu'il n'y pas longtemps que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes et finalement je me rends compte qu'il y a pleins de dysfonctionnements autour de moi. Dans ma vie de famille, dans les relations avec mes enfants, dans les relations avec mon mari. Ce que je vois ne correspond pas à ce que j'espérais. Mes grandes filles m'en veulent de m'emporter si facilement. Faut dire que je ne suis pas toujours bien et que leurs disputes continuelles qui se terminent en combats de katch m'expaspèrent au plus haut point. J'ai beau leur dire que si tout le monde se respectait on aurait une qualité de vie beaucoup plus agréable, rien n'y fait. Le matin, quand elles se réveillent, elles doivent se demander comment elles vont faire pour s'emmerder l'une l'autre. Mon mariage va à vaux l'eau et quant à mes relations avec mes parents, je ne vous en parle même pas.
J'ai tellement voulu être différente avec mes filles que ne l'a été ma mère (autorité militaire, pas droit à la parole, respect à outrance) que le résultat que j'ai réussi à avoir est que mes filles me prennent pour leur copine et que je dois souvent rétablir l'ordre hiérarchique. Je suis perdue, c'est épuisant et le pire, c'est que je sens qu'elles m'en veulent.
Je compte beaucoup sur ce blog pour faire apparaître des évidences au fur et à mesure de mes écrits, car pour l'instant tout se bouscule et je n'ai pas la lucidité nécessaire pour les faire apparaître.
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