vendredi 16 avril 2010

J'étais donc libre. Après avoir profité de la vie en faisant quelques voyages durant cette première année, s'est posée la question d'avoir des enfants.
Bah, c'était dans l'ordre des choses. Là aussi, je n'en ai pas vraiment ressenti l'envie. C'était juste que, dans la lignée de ce que j'ai déjà écrit, je ne pensais plus, je faisais les choses parce que c'était comme ça que ça devait être. Mariage, enfants.. c'était d'une logique implacable.
J'ai donc arrêté tout moyen de contraception. Mais la nature en avait décidé autrement. Ce premier enfant tardait à pointer le bout de son nez. Après une visite chez le gynécologue, il diagnostique des microkysthes. Rien de grave mais un petit coup de pouce serait nécessaire. Il me prescrit donc des hormones à prendre. Je les prends... à part prendre des kilos, rien ne se passe. Quelques mois plus tard, ayant lui aussi eu des difficultés à avoir son enfant, il ne va pas par quatre chemins et me donne l'adresse d'un hôpital universitaire de la capitale qui est spécialisé dans l'infertilité.
Avant d'arriver à cette étape, j'avais déjà ma grand-mère et la famille qui s'inquiétait que je ne sois pas déjà enceinte. Les rumeurs sur mon infertilité allaient bon train alors que je n'en avais jamais parlé. Ca m'énervait!! J'ai donc pris le taurau par les cornes et me suis retrouvée dans ce service d'infertilité.
Je me suis retrouvée dans une salle d'attente bondée de bonnes femmes! Je croyais que j'allais être la seule et non, en fait l'infertilité est un des fléaux de notre société.
A partir de là une spirale infernale a commencé. J'avais une infirmière qui venait m'injecter 2x par jour des hormones dans les fesses (rekilos supplémentaires), prise de sang quotidienne à l'hôpital même tous les matins, quand mon taux de je ne sais plus quoi était satisfaisant, échographie tous les jours également pour voir la maturité des ovocytes et quand les ovocytes étaient murs l'insimination pouvait avoir lieu. Ca pendant un mois. Tous les jours dans la salle d'attente j'entendais des femmes parler, j'écoutais et ce que j'entendais me faisait peur. Pour certaines, c'était la 8ème insimination!! Jamais je n'aurais pu endurer ça.
Après l'insimination, l'attente de la réponse du laboratoire.. tic tac, tic tac. Un soir, je reçois enfin le coup de fil attendu: "Bonsoir, juste pour vous dire que la prise de sang est négative, nous vous attendons pour un autre traitement". Alors là, elle se met le doigt dans l'oeil celle-là! Je suis en traint de gonfler comme une grosse vache, je suis épuisée des trajets et j'en ai marre. Non, ma décision est prise, tant pis, c'est que la nature en a voulu ainsi.
Mon mari essaie de me résonner, je bataille et... je cède. Me voilà repartie pour un tour.
Le mois me semble long et j'ai perdu mon enthousiasme. Re piqûres, re prises de sang, re échos et re insimination... Je suis désepérée, j'ai mal au ventre comme avant d'avoir mes règles, je suis de mauvaise humeur. Mon mari: "Mais ne t'inquiète pas, tu ne sais pas comment on se sent quand on est enceinte.." et moi de lui gueuler desssus: "Mais fous moi la paix, je sais en tout cas comment ça fait d'avoir ses règles!!".......
Le laboratoire appelle: "Félicitations Madame, vous êtes enceinte!". Comment faire pour rentrer six pieds sous terre? Heureusement, mon époux ne me tient que rarement rigueur très longtemps pour mon sale caractère. Ce soir là, nous avons été fêté ça au resto.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire