Aujourd'hui, 14 ans après notre mariage et une fille de plus, mon mari émet le désir de devenir salarié, de cesser son activité d'indépendant et de dissoudre sa société.
Tout d'un coup, il pète son câble, il est fatigué, veut de la stabilité..... au risque de nous déstabiliser, nous! Il a la grande chance, que beaucoup de portes lui sont ouvertes et n'attendent que lui dans le domaine hospitalier. Il postule dans un hopital universitaire de la capitale où il est attendu comme le messie. Mais....
Nous ne vivons plus à la capitale, mon boulot n'y est pas et mes filles n'y ont pas leur école non plus. Que faire? Dois-je quitter mon boulot? Lui, sa décision est prise. Il veut travailler comme salarié, veut acheter une maison près de son boulot. Et Nous???? De quel droit nous imposet-t-il ça maintenant alors que j'ai tiré le signale d'alarme dès les premières années de notre mariage, quand tout était encore possible. Je lui en veux et en même temps, je ne veux pas l'accabler davantage, il est vraiment mal. Je sens qu'il a crevé l'abcès mais que cette décision le ronge depuis fort longtemps. Je me rendais compte qu'il était surmené, qu'il perdait l'apétit, qu'il n'était plus le même. Je mettais ça sur le compte de son activité, le surmenage, mais je ne lui disais rien, il savait ce que j'en pensais et de toute façon c'était son choix.
Mon mari est une personne qui a besoin d'être pied au mur pour se rendre compte de quelque chose. Je peux chanter Malbroek, l'avertir, le conseiller, il est têtu comme une mule, fait semblant d'acquiescer mais continue à faire ce qu'il a envie.
C'est pour ça qu'aujourd'hui je lui en veux. Parce que ce scénario, je le lui avait dessiné il y a fort longtemps, qu'il ne m'a pas écoutée et qu'aujourd'hui, on a perdu 10 ans de notre vie.
lundi 3 mai 2010
dimanche 18 avril 2010
Je ceci de commun avec ma mère: le ciel peut me tomber sur la tête, je n'en laisse rien paraître. Ma vie ressemble à la famille Boule et Bill. Petite maison, mari qui bosse dur pour les siens, enfants (bon d'accord ce sont deux filles), jardin, boulot. Que demander de plus?
Quand parfois je parle autour de moi des failles de notre couple, tout le monde réagit de la même façon: "Mais quand même, il est gentil, hein!". Mais j'en ai rien à faire qu'il soit gentil, moi, je ne veux pas d'un copain, je veux un mari qui s'occupe réellement de sa famille, pas rien qu'en allant bosser tous les jours, je veux quelqu'un qui s'implique. Je lui reproche de ne pas savoir dire non dans le cadre de son professionnel, et de ne pas savoir prendre de décisions à la maison. Cette tâche il me la laisse. Moi, je suis déjà dépassée, par mon boulot, mes deux jeunes filles et les décisions importantes pour le ménage me pèsent. Je voudrais ne fut ce qu'un avis. Mais ça je ne l'ai pas, même quand je le lui demande. Il est toujours d'accord avec tout. Beaucoup de femmes rêveraient d'un mari toujours d'accord avec tout. Et bien moi ça m'épuise, ça m'angoisse.
Inconsciemment, petit à petit, nos chemins se sont séparés. Pas par notre volonté. L'érosion de la vie. Lui a continué à développé son activité et moi j'ai feint une petite vie pépère. Je lui a souvent dit de freiner son rythme, d'arrêter de courir, de prendre le temps d'analyser les choses, tant au niveau professionnel qu'au niveau privé. Il adore ce qu'il fait, il assiste à des séminaires, il se recycle, il s'informe. Mais tout ce qui est paperasse... mon dieu. Il émet le désir que ce soit moi qui m'occupe de son secrétariat et de sa comptabilité..... en plus de mon boulot, les enfants. Je lui refuse mon aide primo parce que j'estime avoir un emploi du temps plus que chargé et que je le trouve gonflé de me le demander et deuxio, j'estime que s'il était un peu plus organisé et qu'il arrêtais de courir comme une poule à qui on vient de couper la tête, ça irait mieux. Je lui ai souvent demandé de trouver un emploi comme salarié pourqu'on ait un semblant de vie de famille. Sa réponse a toujours été qu'il ne saurait pas travailler toute une journée à un seul endroit, qu'il avait besoin de bouger et de faire ce qu'il aimait. Et moi de lui répondre à chaque fois: "Mais tu crois que pour moi c'est une passion d'aller travailler? Je le fais pour faire bouilir la marmite!" Il y a pleins de gens qui travaillent sans passion mais qui ont une vie de famille extraordinaire. Cette discussion n'a jamais été terminée. Dès que la conversation ne lui convient pas, il élude et on passe à autre chose.
Donc, j'ai continé à faire semblant pendant pas mal de temps. Mais aujourd'hui la coupe est pleine, je n'en peux plus, je vais exploser et risquer de tout foutre en l'air. Je sens que j'ai besoin d'aide, mais je ne sais pas à qui la demander. J'ai pensé à aller voir un psy pour qu'il m'aide à y voir plus clair. J'ai peur de ce qu'il va me dire. Aujourd'hui, si j'analyse ma situation, je vis avec un très chouette copain. Il est charmant en société, il est drôle, attentionné. Il a même réussi à faire de mes parents, ses alliés. Et moi, s je pète mon câble maintenant, personne ne va rien comprendre. Je vais passer pour la folle-dingue de service, jamais contente, ingrate, non reconnaissante des efforts professionnels de mon époux. Où est le bout du tunnel??
Quand parfois je parle autour de moi des failles de notre couple, tout le monde réagit de la même façon: "Mais quand même, il est gentil, hein!". Mais j'en ai rien à faire qu'il soit gentil, moi, je ne veux pas d'un copain, je veux un mari qui s'occupe réellement de sa famille, pas rien qu'en allant bosser tous les jours, je veux quelqu'un qui s'implique. Je lui reproche de ne pas savoir dire non dans le cadre de son professionnel, et de ne pas savoir prendre de décisions à la maison. Cette tâche il me la laisse. Moi, je suis déjà dépassée, par mon boulot, mes deux jeunes filles et les décisions importantes pour le ménage me pèsent. Je voudrais ne fut ce qu'un avis. Mais ça je ne l'ai pas, même quand je le lui demande. Il est toujours d'accord avec tout. Beaucoup de femmes rêveraient d'un mari toujours d'accord avec tout. Et bien moi ça m'épuise, ça m'angoisse.
Inconsciemment, petit à petit, nos chemins se sont séparés. Pas par notre volonté. L'érosion de la vie. Lui a continué à développé son activité et moi j'ai feint une petite vie pépère. Je lui a souvent dit de freiner son rythme, d'arrêter de courir, de prendre le temps d'analyser les choses, tant au niveau professionnel qu'au niveau privé. Il adore ce qu'il fait, il assiste à des séminaires, il se recycle, il s'informe. Mais tout ce qui est paperasse... mon dieu. Il émet le désir que ce soit moi qui m'occupe de son secrétariat et de sa comptabilité..... en plus de mon boulot, les enfants. Je lui refuse mon aide primo parce que j'estime avoir un emploi du temps plus que chargé et que je le trouve gonflé de me le demander et deuxio, j'estime que s'il était un peu plus organisé et qu'il arrêtais de courir comme une poule à qui on vient de couper la tête, ça irait mieux. Je lui ai souvent demandé de trouver un emploi comme salarié pourqu'on ait un semblant de vie de famille. Sa réponse a toujours été qu'il ne saurait pas travailler toute une journée à un seul endroit, qu'il avait besoin de bouger et de faire ce qu'il aimait. Et moi de lui répondre à chaque fois: "Mais tu crois que pour moi c'est une passion d'aller travailler? Je le fais pour faire bouilir la marmite!" Il y a pleins de gens qui travaillent sans passion mais qui ont une vie de famille extraordinaire. Cette discussion n'a jamais été terminée. Dès que la conversation ne lui convient pas, il élude et on passe à autre chose.
Donc, j'ai continé à faire semblant pendant pas mal de temps. Mais aujourd'hui la coupe est pleine, je n'en peux plus, je vais exploser et risquer de tout foutre en l'air. Je sens que j'ai besoin d'aide, mais je ne sais pas à qui la demander. J'ai pensé à aller voir un psy pour qu'il m'aide à y voir plus clair. J'ai peur de ce qu'il va me dire. Aujourd'hui, si j'analyse ma situation, je vis avec un très chouette copain. Il est charmant en société, il est drôle, attentionné. Il a même réussi à faire de mes parents, ses alliés. Et moi, s je pète mon câble maintenant, personne ne va rien comprendre. Je vais passer pour la folle-dingue de service, jamais contente, ingrate, non reconnaissante des efforts professionnels de mon époux. Où est le bout du tunnel??
Ma vie se poursuit donc clopin clopant. J'avance, mais je suis mal dans ma peau. Je n'ai pas d'aide extérieure, je suis seule, je n'arrive pas à faire partir les kilos superflus, je me sens moche, bête et seule au monde. Estime de moi, zéro. Mon mari est de plus en plus absent pour le boulot, il travaille comme un malade. Je suis dépassée. Les filles me donnent beaucoup de boulot, j'ai besoin de me retrouver, besoin de sortir, voir d'autres personnes, besoin d'oxygène.
Mais ce temps, personne ne me le donne. Beaucoup m'ont demandé pourquoi je ne le prenais pas ce temps, que si je ne le prenais pas, personne ne me le donnerait. Ah oui, bien!! Et comment je fais? A qui je laisse mes filles? Je suis dans une région éloignée de ma famille et je ne connais personnes digne de confiance à qui les confier ne fut-ce qu'une petite heure.
J'ai besoin et envie de refaire du sport, j'ai envie de sortir, de faire des activités en dehors du cadre familial.
Mon mari m'y a encouragé. Mais à chaque fois que je me suis inscrite quelque part, il arrivait à la maison pour prendre le relais avec mes enfants à l'heure où mes cours commençaient. Ce qui était source de conflit. Et comme j'ai un caractère très réactif et souvent excessif, j'envoyais tout valser, histoire de le culpabilier, mais la seule punie c'était moi. J'ai commencé à lui en vouloir. Lui en vouloir de ne pas avoir respecté les règles qui avaient établies lors de ma deuxième grossesse; lui en vouloir de ses retards ce qui étaient des freins pour ma vie sociale. Bref, je suis devenue amère et ma vie de famille s'en est ressentie.
Mais ce temps, personne ne me le donne. Beaucoup m'ont demandé pourquoi je ne le prenais pas ce temps, que si je ne le prenais pas, personne ne me le donnerait. Ah oui, bien!! Et comment je fais? A qui je laisse mes filles? Je suis dans une région éloignée de ma famille et je ne connais personnes digne de confiance à qui les confier ne fut-ce qu'une petite heure.
J'ai besoin et envie de refaire du sport, j'ai envie de sortir, de faire des activités en dehors du cadre familial.
Mon mari m'y a encouragé. Mais à chaque fois que je me suis inscrite quelque part, il arrivait à la maison pour prendre le relais avec mes enfants à l'heure où mes cours commençaient. Ce qui était source de conflit. Et comme j'ai un caractère très réactif et souvent excessif, j'envoyais tout valser, histoire de le culpabilier, mais la seule punie c'était moi. J'ai commencé à lui en vouloir. Lui en vouloir de ne pas avoir respecté les règles qui avaient établies lors de ma deuxième grossesse; lui en vouloir de ses retards ce qui étaient des freins pour ma vie sociale. Bref, je suis devenue amère et ma vie de famille s'en est ressentie.
samedi 17 avril 2010
Je devrais être heureuse, mais je ne le suis pas. J'ai deux merveilleux bébés en pleine forme et je ne suis pas heureuse. Je n'arrive pas à jouir de ce que la vie m'a donné de plus précieux. Je m'occupe d'elles, je les câlines, je les aime, elles sont ma vie et pourtant... Tout m'indispose. Je ne peux pas l'expliquer, j'ai tout pour être heureuse, un mari, une maison, deux magnifiques petites filles et pourtant quand vient la nuit je refais toujours ce même rêve. Et si, et si..... Ca me torture l'esprit.
Je me demande s'il m'a pardonnée. J'imagine qu'il a beaucoup souffert à cause de moi, mais de cela je n'en ai pas de certitude. Peut-être que finalement, il a su tourner la page plus vite que je ne le crois. Peut-être que je me fais des films et que tout ça n'est qu'illusion. Peut-être est-ce ma façon de m'échapper de cette vie qui ne me convient pas. Peut-être que j'ai imaginé que ma vie aurait été fort différente avec lui... Comme la chanson de J.J Goldman, je vis par procuration à travers mes illusions et ça m'empêche d'être heureuse. Tout cela n'est évidemment pas conscient. C'est en écrivant et en analysant ma vie que j'arrive à cette conclusion. De toute façon, jamais je ne le reverrai. C'était quelqu'un qui avait soif d'aventure, qui n'avait pas grand chose qui le retenait dans son pays et j'en étais persuadée, il avait quitté le pays pour repartir à zéro. Telle était ma conviction. Aujourd'hui, je me dis que tous ces rêves avaient pour origine mon énorme sentiment de culpabilité envers lui. Je voudrais tant lui dire que moi aussi j'en ai bavé, que je n'ai certainement pas pris notre rupture à la légère, que je me souviens encore de son odeur, de ses mains, de sa bouche, de son visage. Que je pourrais perdre la vue, que tous mes sens s'en souviennent encore. Mais ça jamais je ne pourrai jamais lui dire.
Je me demande s'il m'a pardonnée. J'imagine qu'il a beaucoup souffert à cause de moi, mais de cela je n'en ai pas de certitude. Peut-être que finalement, il a su tourner la page plus vite que je ne le crois. Peut-être que je me fais des films et que tout ça n'est qu'illusion. Peut-être est-ce ma façon de m'échapper de cette vie qui ne me convient pas. Peut-être que j'ai imaginé que ma vie aurait été fort différente avec lui... Comme la chanson de J.J Goldman, je vis par procuration à travers mes illusions et ça m'empêche d'être heureuse. Tout cela n'est évidemment pas conscient. C'est en écrivant et en analysant ma vie que j'arrive à cette conclusion. De toute façon, jamais je ne le reverrai. C'était quelqu'un qui avait soif d'aventure, qui n'avait pas grand chose qui le retenait dans son pays et j'en étais persuadée, il avait quitté le pays pour repartir à zéro. Telle était ma conviction. Aujourd'hui, je me dis que tous ces rêves avaient pour origine mon énorme sentiment de culpabilité envers lui. Je voudrais tant lui dire que moi aussi j'en ai bavé, que je n'ai certainement pas pris notre rupture à la légère, que je me souviens encore de son odeur, de ses mains, de sa bouche, de son visage. Que je pourrais perdre la vue, que tous mes sens s'en souviennent encore. Mais ça jamais je ne pourrai jamais lui dire.
Il est vrai que quand j'ai appris ma deuxième grossesse, je me suis demandé si j'allais garder le bébé ou pas. Je n'étais ni prête psychologiquement, ni physiquement.
Mon mari était plus enthousiaste et voulait que je mène cette grossesse à terme.
Je lui ai alors dit que si tel était son désir, il devait consacrer un peu plus de son temps à sa famille, qu'il devait mettre des limites quant à ses horaires de travail, que les retards devaient disparaître. Il m'en a fait la promesse.
Quand j'ai accouché, rien n'a changé. Il était toujours aux abonnés absents. Quand je m'en plaignais, il menaçait de tout envoyer valser et de donner sa démission (je vous l'ai dit, ce n'est pas un pro de la commication). Et quand j'en parlais à mon entourage, on me disais: 'M'enfin, il ne passe pas son temps au bistrot. Prends patiente.".
Mais pour cette deuxième petite fille, j'avais changé mon fusil d'épaule. J'avais décidé que lui aussi s'impliquerait la nuit puisqu'il n'était pas là le jour. J'avais donc établi qu'on passerait une nuit sur deux avec la petite, de sorte qu'une nuit sur deux je sois reposée.
Du haut de ses 13 mois, c'est fou ce que ma première fille me paraissait immense. Et le piège dans lequel je ne devais pas tomber, j'y ai sauté à pieds joints. Je lui demandais de me passer des langes, la tetine, j'ai commencé à la responsabiliser. On me le disait, je me braquais et la discussion était clause. Je m'en mords les doigts. J'ai l'impression de lui avoir volé une part de son enfance. Et comme, point de vue de l'expression de ses sentiments elle n'a pas pris de moi, parfois je la regarde et je me dis que j'ai loupé quelque chose avec elle et je prie juste pour qu'elle ne m'en veuille pas plus tard, comme moi j'en veux à ma mère.
Mon mari était plus enthousiaste et voulait que je mène cette grossesse à terme.
Je lui ai alors dit que si tel était son désir, il devait consacrer un peu plus de son temps à sa famille, qu'il devait mettre des limites quant à ses horaires de travail, que les retards devaient disparaître. Il m'en a fait la promesse.
Quand j'ai accouché, rien n'a changé. Il était toujours aux abonnés absents. Quand je m'en plaignais, il menaçait de tout envoyer valser et de donner sa démission (je vous l'ai dit, ce n'est pas un pro de la commication). Et quand j'en parlais à mon entourage, on me disais: 'M'enfin, il ne passe pas son temps au bistrot. Prends patiente.".
Mais pour cette deuxième petite fille, j'avais changé mon fusil d'épaule. J'avais décidé que lui aussi s'impliquerait la nuit puisqu'il n'était pas là le jour. J'avais donc établi qu'on passerait une nuit sur deux avec la petite, de sorte qu'une nuit sur deux je sois reposée.
Du haut de ses 13 mois, c'est fou ce que ma première fille me paraissait immense. Et le piège dans lequel je ne devais pas tomber, j'y ai sauté à pieds joints. Je lui demandais de me passer des langes, la tetine, j'ai commencé à la responsabiliser. On me le disait, je me braquais et la discussion était clause. Je m'en mords les doigts. J'ai l'impression de lui avoir volé une part de son enfance. Et comme, point de vue de l'expression de ses sentiments elle n'a pas pris de moi, parfois je la regarde et je me dis que j'ai loupé quelque chose avec elle et je prie juste pour qu'elle ne m'en veuille pas plus tard, comme moi j'en veux à ma mère.
vendredi 16 avril 2010
Me revoilà donc partie pour une deuxième grossesse. Tout se passe également très bien si ce n'est que je suis quand même plus fatiguée. Ma fille est encore si petite. On me prévient: faudra continer à faire attention à ta fille, elle n'est encore qu'un bébé. Mais de quoi ils me parlent? Evidemment que je vais m'occuper d'elle, je vois bien qu'elle n'est encore qu'un bébé. Durant cette grossesse, vers le 5ème moi, ma belle-mère décède d'un arrêt cardiaque à l'hôpital pendant sa dyalise. Mon mari est bouleversé et je me dois de l'assister. Seulement.... s'il y a une chose qui me terrifie, c'est la mort. Le simple fait de devoir rentrer dans cette chambre d'hôpital me glace le sang. Comme je ne veux surtout pas que ma belle-famille pense que je n'ai pas été la voir uniquement à cause de nos rapports houleux, je prends sur moi et rentre dans cette chambre. Elle est encore dans un lit, son coprs est pâle, elle a encore les vêtements blancs de l'hôpital sur elle et comble de l'horreur pour fermer sa bouche, on lui a fait un bonnet avec du bandage qui faisait le tour en dessous de son manton, tel un oeuf de pâques. De la colle fermait ses yeux. Franchement, la mort n'est pas belle.
Encore aujourd'hui, je rigole en disant qu'il manque une case à ma fille et que c'est sûrement dû au choc de cette vision atroce de la mort.
Ma deuxième fille est prévue pour le 5 novembre 2000, elle naîtra le 02 novembre à cause d'une bouteille de lait avariée. J'explique ;-) Durant mes grossesses, le seul désagrément que je subissais était l'acidité gastrique. J'ai bu des litres et des litres de lait qui atténuaient le malaise.
Le 01 novembre soir, étant dérangée, je décapsule une bouteille de lait bien froid et j'avale 2-3 gorgées avant que je me rende compte que le lait pétille. Je commence à vomir, comme je n'ai jamais vomi. Mes contractions ses sont déclenchées et j'ai accouché le lendemain à 14h00.
Ma première fille de tout juste 13 mois était partie en Normandie avec ma soeur. Elle ne marchait pas quand je l'avais donnée. Quand la porte de la chambre s'est ouverte, c'est ma fille qui est entrée la première, elle me montrait ses premiers pas.
Encore aujourd'hui, je rigole en disant qu'il manque une case à ma fille et que c'est sûrement dû au choc de cette vision atroce de la mort.
Ma deuxième fille est prévue pour le 5 novembre 2000, elle naîtra le 02 novembre à cause d'une bouteille de lait avariée. J'explique ;-) Durant mes grossesses, le seul désagrément que je subissais était l'acidité gastrique. J'ai bu des litres et des litres de lait qui atténuaient le malaise.
Le 01 novembre soir, étant dérangée, je décapsule une bouteille de lait bien froid et j'avale 2-3 gorgées avant que je me rende compte que le lait pétille. Je commence à vomir, comme je n'ai jamais vomi. Mes contractions ses sont déclenchées et j'ai accouché le lendemain à 14h00.
Ma première fille de tout juste 13 mois était partie en Normandie avec ma soeur. Elle ne marchait pas quand je l'avais donnée. Quand la porte de la chambre s'est ouverte, c'est ma fille qui est entrée la première, elle me montrait ses premiers pas.
On ne nous donne pas le mode d'emploi avec un bébé. Ma fille est un nourrisson qui pleure beaucoup et qui ne dort pas beaucoup non plus. Mon époux a un emploi du temps très chargé et n'est pas très dispo. Moi, je me retrouve seule avec ce bébé qui ne me laisse pas de répit. Mais qu'a-t-elle donc à toujours pleurer. Je mets ça sur les coliques du nourrisson. Je décide également que comme je suis à la maison, c'est à moi à m'occuper de mon enfant pendant la nuit. Et je décide de laisser dormir mon époux. Mais arrive un moment où il faut déléguer. Je voudrait que ce soit lui qui me propose de s'occuper d'elle ne fut-ce qu'une nuit. Mais plutôt mourir que de demander. Et pour lui, si je ne demande rien, c'est que je n'ai besoin de rien. Parfois la nuit, je regardais ma fille pleurer et je pleurais avec elle me demandant pourquoi elle ne m'aimait pas puisque même mes bras ne la calmait pas. J'étais devenue une vraie loque.
J'ai vu arriver la fin de mon congé de maternité avec beaucoup d'enthousiasme. Décidément, la maison, très peu pour moi. A la fin, je restais en pyjama toute la journée, noyée dans les biberons, les couches et morte de fatigue.
Quand elle a commencé à aller chez une nounou, j'ai pu souffler un peu. Je faisais des allers-retours en train pour le boulot ce qui me permettait de décompresser dans le train, de lire des livres ou ne penser à rien. Au boulot, tout le monde était content de mon retour. Un sursis.
Ma fille a 5 mois. Un samedi, je repassais et pour avoir un peu de répit, je demande à mon mari de prendre la petite et d'aller faire une ballade avec elle en poussette. Je suis inquiète, il me semble qu'il y a fort longtemps que je n'ai plus eu mes règles. En même temps, je n'ai jamais vraiment fait attention, car elle n'ont jamais été régulières. Je lui demande de me rapporter de la pharmacie un test de grossesse, loin de m'imaginer du coup de sang qui m'attendait. J'avais émis l'hypothèse que je puisse être enceinte mais vraiment, vraiment je n'y croyais pas.
Je n'y croyais tellement pas que j'ai fait le test à l'aise plusieurs heures après que mon époux l'ai déposé sur la table de la salle à manger. Je lui ai demandé de relire plusieurs fois sur le mode d'emploi ce que voulait dire les deux cases rouges.
MON DIEU!! Ce crétin de gyné de l'hôpital universitaire, après l'annonce de ma grossesse, m'avait dit: "Et voilà ma petite dame, lorsque le désir d'un deuxième enfant se fera sentir, vous viendrez me revoir, car le problème persistera toujours!". Suite à ça, j'avais donc décidé de ne plus prendre la pillule puisque je n'en avais pas besoin.
C'est là que l'expression "le ciel te tombe sur la tête" a pris tout son sens.
Après ma première visite chez mon gyné, je diagnostic est confirmé et je suis déjà enceinte de 11 semaines.
J'ai vu arriver la fin de mon congé de maternité avec beaucoup d'enthousiasme. Décidément, la maison, très peu pour moi. A la fin, je restais en pyjama toute la journée, noyée dans les biberons, les couches et morte de fatigue.
Quand elle a commencé à aller chez une nounou, j'ai pu souffler un peu. Je faisais des allers-retours en train pour le boulot ce qui me permettait de décompresser dans le train, de lire des livres ou ne penser à rien. Au boulot, tout le monde était content de mon retour. Un sursis.
Ma fille a 5 mois. Un samedi, je repassais et pour avoir un peu de répit, je demande à mon mari de prendre la petite et d'aller faire une ballade avec elle en poussette. Je suis inquiète, il me semble qu'il y a fort longtemps que je n'ai plus eu mes règles. En même temps, je n'ai jamais vraiment fait attention, car elle n'ont jamais été régulières. Je lui demande de me rapporter de la pharmacie un test de grossesse, loin de m'imaginer du coup de sang qui m'attendait. J'avais émis l'hypothèse que je puisse être enceinte mais vraiment, vraiment je n'y croyais pas.
Je n'y croyais tellement pas que j'ai fait le test à l'aise plusieurs heures après que mon époux l'ai déposé sur la table de la salle à manger. Je lui ai demandé de relire plusieurs fois sur le mode d'emploi ce que voulait dire les deux cases rouges.
MON DIEU!! Ce crétin de gyné de l'hôpital universitaire, après l'annonce de ma grossesse, m'avait dit: "Et voilà ma petite dame, lorsque le désir d'un deuxième enfant se fera sentir, vous viendrez me revoir, car le problème persistera toujours!". Suite à ça, j'avais donc décidé de ne plus prendre la pillule puisque je n'en avais pas besoin.
C'est là que l'expression "le ciel te tombe sur la tête" a pris tout son sens.
Après ma première visite chez mon gyné, je diagnostic est confirmé et je suis déjà enceinte de 11 semaines.
Inscription à :
Articles (Atom)